FEUILLETS DU BLASTODERME
Fig. 37. — Le feuillet interne tapisse une partië plus grande du feuillet externe. Au niveau de la tache embryonnaire (Te) on voit un amas de cellules qui constituent le feuillet moyen.
les cellules ectodermiques. La cavité limitée par les cellules endodermiques sera la chambre germinative. Le stade de gastrula ést terminé.
L’œuf va maintenant ajouter à ses deux feuillets primitifs dont l’un, l’externe, est sensitif et protecteur, dont l’autre, l’interne, est nutritif, un troisième feuillet : le feuillet moyen.
Nous avons indiqué comment, chez l’amphioxus, il prenait naissance au niveau de l’anus de Rusconi par une différenciation des cellules du feuillet interne.
Il en est de même chez la grenouille où l’on voit le feuillet moyen partir de la région postérieure de l’anus du fœtus embryon.
Il en est de même pour l’œuf méroblastique des poissons et des oiseaux.
Il en est de même chez l’homme.
C’est de l’épaississement des parois de l’œuf, résultant de l’accolement du feuillet externe et du
feuillet interne, que part par dédoublement de celui-ci le feuillet moyen (fig. 37). Ce point épaissi, première région tridermique de l’œuf, est la plaque embryonnaire . Ce feuillet moyen s’étend peu à peu et s’insinue entre les deux feuillets primitifs; de sorte que l’œuf devient tridermique dans toute son étendue (voy.
p. 18, Cœlome).
Le mésoderme ainsi constitué ne demeure pas longtemps à l’état de feuillet unique. Il se dédouble et, entre ses deux lames de dédoublement, on voit un espace libre, une cavité qui est la cavité pleuropéritonéale ou cœlome.
Plaque embryonnaire.
— La plaque embryonnaire se présente èous la forme d’un disque ovoïde, sombre, limité par une zone claire ou aire transparente (area pellucida) (fig. 38, Ap).
précis d’obstétrique. 2
Fig. 38. — Coupe d'un œuf en voie de développement.
Ap, area pellucida. — As, aire embryonnaire. — Lp, ligne primitive. — Bl, blastoderme. — Mv, membrane vitelline. — , Y, villosités.
ENVELOPPES ET ANNEXES DE L’EMBRYON
Au delà de Taire transparente se trouve une zone plus foncée, plus obscure (fig. 58, As) : aire opaque qui d’abord affecte une forme semilunaire dont la concavité embrasse d’abord la région postérieure de T ébaudie
embryonnaire, puis s’étend ensuite vers la région antérieure.
Chez les mammifères, cette aire opaque se transforme dans toute son étendue, par suite du développement des vaisseaux, en aire vasculaire; la tache embryonnaire, chez les mammifères, prend part dans sa totalité à la formation de l’embryon .
Au niveau de la partie postérieure de la tache embryonnaire se voit une saillie d’où part une bande sombre située sur la ligne médiane et qui se dirige vers la région antérieure et qui n’est que la première indication de la ligne primitive (fig. 58).
Cœlome. — Revenons sur la formation du cœlome, ou mieux sur la formation du mésoderme. Au niveau du blastopore, c’est-à-dire de l’anus primitif, on voit se former à la voûte du cœlentéron trois dépressions ou évaginations du feuillet interne, l’une médiane qui donnera naissance à la corde dorsale (fig. 59,
Cd), deux autres latérales (fig. 59, Fm), tantôt pleines, tantôt creuses (sacs cœlomiques), suivant les espèces.
Ces deux évaginations latérales s’insinuent entre les feuillets externe et interne du blastoderme et constituent le troisième feuillet.
Ce feuillet se dédouble bientôt, se clive, et le clivage fait qu’une des lames clivées s’accole au feuillet externe et constitue (fig. 40, S) la somatopleure (o-Cip-a, corps, TtXs-upov, côté) ou feuillet fibro-cutané ; l autre s’accole au feuillet interne pour former (fig. 40, Sp) la splanchnopleure (cnrlàyvov, viscère, TïÂs'joôv, côté) ou feuillet fibro-intestmal . La cavité (fig. 40, Ci) qui sépare la somatopleure de la splanchnopleure est la cavité pleuropéritonéale (Ci) ou cœlome (fig. 40) interne. Elle se prolonge de chaque côté dans la partie extra-embryonnaire de l’œuf et forme le cœlome externe (fig. 40, Ce).
ENVELOPPES ET ANNEXES DE L’EMBRYON
Pendant que T ovule fécondé parvient à travers la trompe dans l’utérus et qu’il subit les modifications que nous avons étudiées, il n’est guère enveloppé que d’une membrane vitelline à la surface de laquelle se développent de petites villosités : c’est le premier chorion .
Fig. 40. — Gm, (/oultière médullaire. — Gd, corcle dorsale. — S, somatopleure.
— Sp, splanchnopleure. — Ci, cœlome interne. — Fm, feuillet moyen. — Ce, cœlome externe. — Yo, vésicule ombilicale.
Fig. 39. — Gm, youtlière médullaire .
— Cd, corde dorsale. — Fe, feuillet externe du blastoderme. — F m, feuillet moyen. — Fi, feuillet interne.
ENVELOPPES ET ANNEXES DE L’EMBRYON
« Cette enveloppe laisse passer par endosmose et imbibition les liquides albumineux qui baignent le canal de la trompe et la cavité de l’utérus. Quand le blastoderme est constitué, les rapports de la mère et l’embryon vont s’établir d’une façon plus régulière, par la formation de nouvelles enveloppes et d’un placenta; mais à ce moment de transition il s’établit, temporairement chez l’homme, d’une façon plus durable chez les ovipares, un mode de nutrition qui a pour source et pour organe la vésicule ombilicale; enfin le corps de l’embryon, en se développant, s’enveloppe dans une poche protectrice, l’amnios, dont le contenu liquide le met à l’abri des brusques compressions. L’étude successive de la vésicule ombilicale et de l’amnios nous permettra donc de comprendre comment se forment les enveloppes définitives de l’embryon et son organe définitif d’échange avec le milieu ambiant, le placenta, qui sert à la nutrition et à la respiration » (M. Duval).
Lorsque la partie embryonnaire se développe et s’incurve., la vésicule blastodermique s’allonge et se rétrécit de telle sorte qu’on lui distingue
Fig. 41 et 42. — Mv, membrane vitelline. — Ec, ectoderme. — M, mésoderme. — En, endoderme. — Rcé, repli céphalique. — Rca, repli caudal. — E, embryon. — VO, vésicule ombilicale. — Gc, cœlome externe. — Sur la figure 42 on voit de plus : So, somatopleure. — Sp, splanchnopleure.
deux parties : l’une embryonnaire , l’autre extra-embryonnaire , plus volumineuse. Le canal de communication, ou conduit omphalo-mèsentérique , se rétrécit peu à peu ; le point où ce conduit s’abouche avec l’intestin du fœtus formera plus tard I’ombilic intestinal ou mieux I’ombilic cutané ou