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VÉSICULE OMBILICALE

A. Vésicule ombilicale. — La vésicule ombilicale ou sac vitellin constitue, à une certaine époque, presque toute la partie extra-embryonnaire de l’œuf; elle est enveloppée par le cœlome externe (fîg. 42, Gc), c’est-à-dire que ses parois sont formées par le prolongement des splanchnopleures (endoderme recouvert du feuillet interne du mésoderme) : elle est remplie d’un liquide albumino-graisseux qui n’est qu’une transformation du vitellus.

Ce liquide sert à nourrir l’embryon : il est absorbé par un système de vaisseaux sanguins, vaisseaux omphalo-mésentëriques , qui se développent dans la paroi interne de la vésicule et en absorbent le contenu à l’aide de l’épithélium qui tapisse la face interne de la vésicule.

L’existence et les fonctions de la vésicule ombilicale sont tout à fait transitoires dans l’espèce humaine. Dans les œufs de deux à trois semaines, elle n’est pas distincte de l’intestin moyen qui affecte la forme d’une gouttière. Plus tard elle s’en distingue. Sa forme est celle d’une petite poire dont la queue constitue un canal, le canal vitellin ou omphalo-mésentérique , lequel la fait communiquer avec l’intestin. Elle est entièrement développée vers la cinquième semaine et mesure alors une dizaine de millimètres. A partir de ce moment elle décroît; son pédicule s’allonge, s’amincit, puis s’oblitère; à partir du quatrième mois la vésicule s’atrophie de plus en plus, et c’est à peine si on en voit la trace soit dans le cordon, soit entre le cordon et l’amnios. Cette vésicule est assez visible jusqu’au troisième mois sous forme d’une petite lentille blanchâtre, aplatie et située entre l’amnios et le chorion. Parfois même on la retrouve sur un placenta à terme.

Chez les ovipares et surtout chez les oiseaux, le rôle de la vésicule ombilicale est bien plus important, car « elle renferme la masse du jaune , provision nutritive qui suffit au développement du fœtus dans l’œuf et qui sert à son alimentation quelque temps après son éclosion, car, à cette époque, cette masse d’aliments n’est pas épuisée; la vésicule existe encore, mais renfermée dans la cavité abdominale, jusqu’à ce que le jeune poulet soit entièrement nourri » (M. Du val).

B. Amnios. — L’amnios, qui existe seulement chez les vertébrés supérieurs, est une membrane ovulaire formée aux dépens d’une partie du sac vitellin, c’est-à-dire de la portion extra-embryonnaire du blastoderme. A un moment donné l’embryon s’incurve et en même temps semble s’enfoncer dans le vitellus sous-jacent ; il se forme alors près de chacune de ses extrémités une sorte de plissement du blastoderme, de replis qui surmontent Pembryon, et auxquels on donne le nom de replis amniotiques; on distingue un repli céphalique ou antérieur (fig. 45, Rcé), un repli caudal (fig. 45, Rca) (on n’admet plus l’existence des replis latéraux) qui se continuent directement l’un avec l’autre et qui ne sont que des régions d’un repli annulaire unique environnant l’embryon de toutes parts.

Le repli antérieur se dirige en arrière, et recouvre la tète de l’embryon d’une sorte de gaine (capuchon céphalique) ; de même le repli amniotique postérieur s’étend au-dessus de la queue de l’embryon en formant un capuchon caudal.

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