MALADIES DE L APPAREIL GÉNITAL
caractères propres du prurigo gestationis : c’est une éruption uniquement papuleuse, sans éosinophilie, qui siège surtout aux membres et rappelle, par son aspect, les prurigos parasitaires.
Le pronostic n’est pas grave pour la mère; on ne connaît qu’un cas suivi de mort (Coignet). Dans quelques faits la maladie a passé à l’état chronique. Le plus habituellement la guérison complète a lieu peu de temps après l’accouchement : BarQ) a noté que l’amélioration coïncidait avec la polyurie et avec une augmentation du chiffre de l’urée. Quant au pronostic pour le fœtus, il est assez sérieux : dans quelques cas, il est expulsé prématurément ou il naît macéré. « Il est à remarquer, dit Perrier(2), que l’éruption qui débute au cours de la gestation est particulièrement nuisible à l’enfant et que ses chances de vie diminuent surtout à chacune des récidives de faffection. »
D’après les recherches de Leredde et de Terrier, la maladie de Duhring « semble liée à la présence dans le sang, puis dans la peau, d’une substance que fixent les globules blancs, sous forme de granulations acidophiles. La toxicité du liquide des vésicules paraît due à cette substance. C’est elle qui produit les effets nouveaux de l’affection et peut-être la mort des enfants chez les femmes enceintes qui en sont atteintes. »
Le traitement de cette affection consiste dans l’usage du lait à l’intérieur et dans l’emploi des bains, des lotions chaudes et calmantes. Brocq conseille l’arséniate de soude, la quinine, la belladone, le fer, l’huile de foie de morue, suivant les cas.