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STRUCTURE DES MEMBRANES A TERME

Cet épithélium a modifié quelque peu le type qu’il présentait au début de la gestation. Alors il était formé de deux assises bien distinctes, une profonde reposant directement sur le tissu cellulaire sous-chorial, couche cellulaire de Langhans ; une superficielle formée par une masse protoplasmique, le syncitium des Allemands, le plasmode de Duval. Voici la description que donne de ces deux couches H. Varnier (‘), page 212, dans l’étude très complète qu’il a faite du développement de l’œuf :

« La couche cellulaire (de Langhans), immédiatement accolée au stroma conjonctif, est représentée par une rangée presque continue de grosses cellules ordinairement polyédriques, à contours nettement visibles, à protoplasma clair, à peine granuleux, avec de gros noyaux ronds ou ovales bien colorés renfermant 1 ou 2 nucléoles —

« La couche protoplasmique , la plus externe, syncitium , est une bande finement granuleuse de protoplasma, d’épaisseur variable, dans laquelle on ne peut distinguer de séparations cellulaires et où se trouvent éparpillés sans ordre, le plus souvent au voisinage immédiat de la couche cellulaire, des noyaux

moitié moins gros que ceux delà WU04r#2> chorion. — 3, couche ^compacte de la ° 1 caduque. — 4, couche spongieuse de la caduque . —

couche cellulaire et prenant bien 5, paroi utérine. les matières colorantes. »

Maintenant , au terme de la gestation, la couche cellulaire profonde s’est épaissie irrégulièrement, constituant par places des amas cellulaires qui font saillie. La couche plasmodiale (syncitium) s’est transformée en une substance jaunâfre, réfringente, creusée de canalicules anastomosés, et montrant çà et là des noyaux. Cette substance, comparée par Kolliker à du tissu osseux mou, a été appelée par £anghans, fibrine canalisée (Tourneux).

Au début de la gestation, toute la surface externe du chorion était soulevée par des proliférations chevelues, recouverte par des villosités, servant à fixer l’œuf à la caduque ovulaire et à la caduque utéro-placentaire. Mais à l’époque où nous envisageons les choses, au terme de la grossesse, les villosités qui fixaient l’œuf à la caduque ovulaire se sont atrophiées. Au contraire, celles qui le fixent à la caduque utéro-placentaire ont pris un développement con-

(l) H. Varnier, La pratique des accouchements. Obstétrique journalière. G. Steinheil, édit.,

Fig. 58. — Coupe verticale des membranes. (D’après II. Varnier.)

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