‹ Précis d'obstétriqueChapitre 433 sur 692 · KYSTES DE L’OVAIRE ET GROSSESSE · texte numérisé non relu

KYSTES DE L’OVAIRE ET GROSSESSE

extraire, à l’aide du basiotribe appliqué successivement sur la tête et sur le tronc, un fœtus volumineux qui se présentait par le siège.

Lorsque, le fœtus étant vivant, il semble qu’il y ait un obstacle absolu au passage du fœtus, il faut pratiquer l’opération césarienne (fi g. 409) complétée ou non par ï opération de Porro ou mieux l’hystérectomie abdominale totale ou subtotale : dans l’intérêt du fœtus, et même de la mère, il est inutile d’attendre que le travail soit très avancé. La vitalité du fœtus n’en peut être que compromise sans aucun bénéfice pour la mère.

Dans certains cas, le corps fibreux est accessible par la voie vaginale : aussi a-t-on pratiqué par cette voie l’énucléation des corps fibreux du col, soit avant, soit pendant l’accouchement (Danyau, Broxton Hicks, etc.). L’opération peut être faite au cours de la grossesse sans que le travail se déclare ; le seul danger sérieux est l’hémorragie.

Les polypes sont parfois expulsés au-devant de la tête fœtale; si leur pédicule se rompt, on observe souvent des hémorragies. Si le pédicule existe au moment où l’accoucheur est appelé, il faut en pratiquer la ligature et le sectionner ensuite.

Pendant les suites de couches. — Si elles sont apyrétiques, il n’y a pas d’indication spéciale, sauf l’utilité pour la femme d’allaiter. L’allaitement facilite en effet la régression de l’utérus et produit la diminution des fibromes.

Lorsque des accidents fébriles surviennent, la question est souvent délicate de savoir s’il faut se contenter du traitement habituel des infections utérines par les lavages intra-utérins, par le curettage, ou s’il ne faut pas recourir à une intervention plus radicale, à l’ablation du fibrome par le vagin ou par la paroi abdominale. C’est surtout dans les cas où il y a nettement sphacèle du ou des fibromes que cette indication opératoire parait nettement posée. Cependant il est des observations où le sphacèle du fibrome a pu se produire sans amener d’accidents mortels : Chéron a rapporté (Soc. obst. de France , avril 1901) les cas de deux femmes qui présentèrent des symptômes d’infection utérine grave et chez lesquelles la guérison survint, malgré l’élimination de portions sphacélées du fibrome.

Page 1