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INFLUENCE DE LA GROSSESSE SUR LE KYSTE

(1854), Jetter (1861), Guéniot, Barnes, Stoltz, Spencer Wells, Péan, Duplay, Polaillon, etc., montrent P utilité de l’intervention pendant la grossesse, soit en interrompant celle-ci, soit en ponctionnant le kyste.

Toutefois la question de traitement n’entre dans la voie réellement moderne que lorsque apparaît l’ovariotomie; dans un certain nombre de cas, celle-ci est faite involontairement sans qu’on ait reconnu la grossesse, qui évolue jusqu’à terme ; peu à peu, grâce aux travaux de Burns, Pollock, Sp. Wells (1877), Schrœder (1885), cette pratique se généralise. — S. Rémy a présenté un résumé de la question dans sa thèse d’agrégation (1886), sur la grossesse compliquée de kyste ovarique. — Depuis cette époque de nombreux travaux ont été publiés sur ce sujet (voir Traité de gynécologie de Pozzi, 5e édition).

Influence de la grossesse sur le kyste . — Une femme ayant un kyste de l’ovaire peut devenir facilement enceinte, si l’ovaire du côté opposé est sain. Sous l’influence de la grossesse, le kyste augmente de volume; ce n’est que très rarement que le volume de Ja tumeur reste stationnaire (Murray) ou même diminue (Schrœder).

Sans entrer dans les détails anatomo-pathologiques sur les différentes variétés des tumeurs de l’ovaire (uni ou multiloculaires, kystiques ou dermoïdes, etc.), il faut faire une distinction entre les kystes qui peuvent s’élever dans la cavité abdominale, et ceux qui restent plus ou moins fixés dans l’excavation ; ils sont alors généralement inclus dans le ligament large.

Les premiers, assez volumineux, s’élèvent dans la cavité abdominale en même temps que l’utérus; ils sont plus ou moins mobiles et se logent sur l’un des côtés de l’utérus; dans quelques cas cependant, le kyste peut se placer devant l’utérus et le masquer (Heyden reich), ou au contraire être situé en arrière de lui (À. Herrgott).

Les seconds restent plus ou moins inclus dans l’excavation pelvienne qu’ils rétrécissent ; ils s’élèvent peu dans la cavité abdominale. Dans quelques cas le kyste est à la fois intra-abdominal et intra-pelvien.

Les kystes de l’ovaire se compliquent plus facilement au cours de la grossesse qu’en dehors de la gravidité, par suite de leur voisinage avec la tumeur constituée par l’utérus gravide ; c’est ainsi qu’ils peuvent présenter des hémorragies y suppurer , et surtout se rompre.

La rupture du kyste , accident redoutable qui entraîne 50 pour 100 de mortalité, lorsqu’elle se produit au cours de la grossesse, résulte tantôt de la torsion du pédicule du kyste, tantôt de la pression exercée par l’utérus. Elle peut avoir lieu dès les premiers mois de la grossesse, mais elle est plus fréquente vers la fin de la gestation. Au cours de l’accouchement, ce sont surtout les kystes enclavés dans le petit bassin qui se rompent par suite de la pression exercée par la partie fœtale.

La torsion du pédicule peut se produire d’une manière lente ou brusque : les deux variétés s’observent plus souvent pendant la grossesse et le travail par suite des déplacements que subit le kyste soulevé par l’utérus. Pendant la grossesse, c’est surtout du deuxième au quatrième mois que se produit la torsion. Pinard a rapporté l’observation d’une femme enceinte chez

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