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AVORTEMENT PROVOQUÉ

C’est une opération qui est rarement pratiquée, tout au moins d’une manière avouable et légitime; on n’y a plus guère recours en effet, pour les rétrécissements extrêmes du bassin, en présence des résultats donnés par l’opération césarienne (conservatrice ou non).

Les seules indications sont fournies soit par une auto-intoxication menaçant rapidement les jours de la femme en produisant des vomissements incoercibles, de l’ictère, une altération du système nerveux, etc., soit par une affection organique du cœur s’accompagnant de phénomènes généraux graves, soit par certains cas d’hydramnios considérable; d’une manière générale on peut être amené à provoquer l’avortement lorsqu’existe un état grave de la femme résultant de la grossesse.

On ne doit jamais, à moins d’urgence extrême, provoquer l’avortement sans l’avis d’un confrère et sans avoir rédigé une consultation dont on conserve le double.

Les moyens employés pour interrompre la grossesse pendant les six premiers mois sont les mêmes que pour l’accouchement prématuré; on emploie avec avantage des ballons Champetier de Ribes d’un petit calibre. Le ballon Tarnier agit d’une manière très efficace, mais un peu lente.

Le curettage a été conseillé par Doléris, par Puech(1), pour extraire rapidement l’œuf de l’utérus; cette méthode ne nous paraît nullement préférable à l’emploi des ballons du petit modèle de Champetier de Rihes, sauf cependant dans les cas où l’état général de la femme est tel qu’il y a intérêt à vider rapidement l’utérus.

Le pronostic pour la femme est essentiellement variable suivant la cause qui a nécessité l’intervention et suivant la gravité des accidents au moment où l’on intervient.

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