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CONDITIONS NÉCESSAIRES POUR L’APPLICATION DU EORCEPS

séro-sanguine assez volumineuse pour gêner l’exploration des sutures, la présence d’une fontanelle supplémentaire (fig. 465) peut faire commettre une erreur de diagnostic sur la position de la tête. 11 faut donc se rappeler (voy. page 279) que l’angle dièdre formé par le pavillon de l’oreille et la région mastoïdienne regarde l’occiput ;

2° Que les membranes soient rompues . Le pincement des membranes entre la face concave du forceps et la tête fœtale pourrait entraîner le décollement partiel du placenta tiraillé par les membranes. D’ailleurs la présence

de celles-ci gênerait l’exploration de la tête par la main qui doit guider la cuiller. Dans la presque totalité des cas, les membranes sont rompues lorsqu’on songe à appliquer le forceps; toutefois, lorsqu’on est appelé auprès d’une femme dont on n’a pas suivi le travail, il faut s’assurer que des membranes peu épaisses ne sont pas appliquées sur la tête fœtale. 11 a suffi parfois de rompre les membranes pour éviter une application de forceps qui avait été déclarée indispensable par un médecin ou par une sage-femme qui avaient cru à tort à l’ouverture de l’œuf. Dans les cas où l’on intervient pour hémorragie due à l’insertion vicieuse du placenta, cette précaution est capitale;

5° Que l’orifice utérin soit complètement dilaté ou complètement dilatable. C’est là peut-être la plus importante des conditions qui rendent l’application du forceps inoffensive pour la mère et pour le fœtus : jamais le forceps ne doit servir d’agent dilatateur de l’orifice utérin. Si l’on opère avant que la dilatation soit complète ou suffisante pour le passage facile de la tête, on s’expose à des déchirures du col qui peuvent s’étendre plus ou moins loin vers le segment inférieur. De plus, lorsque le col ne cède pas, il constitue autour du forceps un anneau quasi rigide qui exerce une constriction dangereuse sur la tête fœtale par l’intermédiaire du forceps.

B. Les conditions relativement nécessaires sont les suivantes :

1° 11 faut que le fœtus se présente par l’extrémité céphalique première, fléchie ou défléchie; nous n’admettons qu’à titre exceptionnel l’application du forceps sur la tête dernière, et sur le siège décomplété ou non.

2â Le fœtus doit être vivant; s’il est mort et qu’il y ait indication d’intervenir, il est préférable de recourir à l’embryotomie céphalique. Si l’on n’a pas la certitude absolue de la mort du fœtus, on se sert du forceps; il en est de même lorsqu’on n’a pas à sa disposition les instruments nécessaires pour

Fig-. 465. — Tête fœtale vue par en haut: entre la fontanelle antérieure et la fontanelle postérieure se trouve une fontanelle supplémentaire qui ressemble à la fontanelle antérieure. ( Dessin d'après nature d'une f tête observée A la Maternité de Beaujon .)

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