LEVIER
L’application de forceps suivant l’axe occipito-mentonnier ne serait possible que lorsque le menton a franchi le sous-pubis et lorsque la déflexion est très accusée.
Les mêmes auteurs montrent qu’en employant le forceps Tarnier à longues cuillers et à courbures à grand rayon, la prise sur la tête fœtale présente les défauts suivants : 1° le bec des cuillers dépasse la saillie de l’occiput ; 2° les cuillers n’appuient pas d’une manière régulière par toute leur surface sur la tête du fœtus. Ces inconvénients, qui rendent la prise peu solide et même un peu dangereuse pour le fœtus, existent avec le forceps à courbure de moyen rayon ; elles sont réduites au minimum lorsqu’on se sert du petit forceps de Pajot à cuillers courtes, assez larges, à courbures de petit rayon.
En réalité, d’après Bufnoir et Chalochet, il n’y aurait de bon forceps pour être appliqué sur la face que celui qui serait construit sur le moulage d’une tête de fœtus né en présentation de la face, de manière à s’appliquer suivant l’axe allant de la racine du nez à l’occiput.