PRONOSTIC DE LA BASIOTRIPSIE
Lorsque le fœtus est vivant , il y a contre-indication formelle à la basiotripsie.
Par suite d’un accident survenant au cours du travail (le plus habituel est la compression du cordon) ou par suite du traumatisme résultant d’une application de forceps brutale, la vitalité du fœtus peut être très compromise : si le bassin est normal, le forceps doit être préféré à la basiotripsie; mais s’il y a rétrécissement du bassin, et qu’une intervention soit indiquée, faut-il recourir à la basiotripsie, au forceps ou à la .symphyséotomie? La question est d’autant plus délicate qu’il est fort difficile d’apprécier jusqu’à quel point la vitalité du fœtus est compromise : cette question ne peut être résolue à l’heure actuelle, comme nous l’avons vu à propos de la symphyséotomie.
Pronostic. — Il n’intéresse que la mère : il est favorable. La basiotripsie, faite avec méthode et sans force, est une opération absolument inoffensive et qui ne présente guère plus de difficulté que l’application du forceps : elle permet de faire passer des fœtus assez volumineux dans des bassins assez rétrécis.
Lorsque le broiement est bien fait et surtout lorsqu’un seul broiement suffît, il n’existe point d’esquilles, de débris d’os qui puissent léser les parties maternelles.
Est- ce à dire qu’il ne meurt pas de femmes chez lesquelles on a pratiqué la basiotripsie? Assurément non; toutefois ce n’est point cette opération qui doit en être rendue responsable, mais bien les interventions antérieures ou les touchers faits avec des doigts malpropres. La mortalité opératoire peut être considérée comme nulle, si l’on défalque de la statistique les cas où la femme succombe à des lésions antérieures à l’opération, à une rupture utérine par exemple, ou bien à une infection produite avant l’intervention finale. On peut considérer la basiotripsie comme une opération sans gravité précis d’obstétrique. * 77
Fig. 528. — Basiotribe de Tarnier (nouveau modèle).