ÉRYSIPÈLE DES NOUVEAUTÉS
sous forme de cordons durs, de coloration brunâtre ; elle présente cet aspect jusqu’au niveau de la vessie. Le tissu conjonctif péri- vasculaire est très enflammé. Dans les vaisseaux on trouve une thrombose adhérente, rougeâtre à la périphérie, puriforme au centre.
Les lésions de la veine sont de même nature que celles des artères, elles ne dépassent pas la veine porte.
Lorsqu’il existe des lésions des vaisseaux, on peut observer des foyers infectieux au niveau des différents viscères de l’économie (foie, poumons, rate, reins, etc.).
Aussi, le pronostic des infections ombilicales, relativement bénin tant qu’elles restent limitées à la région ombilicale, devient-il grave quand il existe des lésions importantes des vaisseaux.
Le véritable traitement des infections ombilicales est prophylactique; c’est en favorisant la momification rapide du cordon par le pansement sec et par la suppression des bains, c’est en pansant avec soin la plaie qui persiste après sa chute qu’on évite les infections graves qu’on observait autrefois. Les pansements humides, ou avec les corps gras, sont complètement abandonnés; le pansement sec, avec de l’ouate aseptique, est de beaucoup préférable.
Si les sécrétions de la plaie ombilicale deviennent abondantes, Ehrendoffer (Soc. des natur. et médecins allemands, sept. 1894) conseille de mettre sur la plaie 2 ou 5 gouttes d’une solution de nitrate d’argent à 1 ou 2 pour 100 et de panser ensuite la plaie à sec.
Il y aurait lieu de rechercher si la cicatrisation aseptique delà plaie ombilicale n’est pas réalisée d’une manière plus sûre avec de l’ouate imbibée de glycérine et maintenue par plusieurs tours de bandes de tarlatane.