MUGUET
Le collodion a été employé, et a quelquefois réussi.
Mais souvent on devra recourir à des moyens plus énergiques : cautérisation au fer rouge, ligature immédiate des vaisseaux ombilicaux difficile à pratiquer, ligature du tubercule ombilical et, en dernière ressource, ligature en masse (P. Dubois), ou mieux pincement de la région avec une pince à forcipressure. On pourrait pratiquer également la suture des bords de l’hiatus ombilical (Allaire).
b. Le traitement curatif général est médical.
, Les astringents, les toniques et surtout les anti-syphilitiques seront administrés.
Traitement prophylactique. — Surveiller la chute du cordon d’une façon toute spéciale chez les enfants à la moindre menace d’hémorragie, et au besoin, faire, comme Radford, la compression préventive.
Les hémorragies intestinales, les plus fréquentes après celles qui se font par l’ombilic, réclament l’usage du tanin, du perchlorure de fer, du nitrate d’argent administré par la bouche ou en lavement.
L’alcool est employé avec avantage.
Pour les hémorragies qui se font par un point quelconque des téguments, il faut s’opposer, autant que possible, par des moyens locaux, à l’écoulement du sang.
D. Hémorragies traumatiques. — Chez certains enfants prédisposés, des opérations en apparence insignifiantes telles que : vaccination, section du frein de la langue, circoncision, avulsion de dents incisives, etc., donnent heu à des hémorragies incoercibles. Ce qui domine ici la scène, c’est l’état général qui prédispose l’enfant aux pertes de sang.
Il importe de rechercher s’il n’y a pas d’antécédents héréditaires hémophiliques, et de constater que l’état général est bon avant de procéder à ces petites opérations.