PLACENTA MATERNEL
résidus de son alimentation ; cet échange nouveau entre le sang fœtal et le sang maternel devient le point de départ de changements de pression uni pourraient devenir préjudiciables à la physiologie intra-placentaire. Il exike heureusement, à la périphérie du placenta, un large sinus circulaii'c, la grande veine coronaire, dans lequel s’accumule le sang et qui mérite une description histologique spéciale.
« On y retrouve (fig. 86) les deux tissus placentaires fœtal et maternel, mais avec des modifications qui portent surtout sur ce dernier. Dans une masse de fibrine, enserrant dans ses mailles quelques globules sanguins
Fiy. 8t). — Uégion du sinus coronaire.
TA, ïtssu aréolaire. CSF, Globules sanguins et fibrine. V, Villosité. P Prolongement villeux.
(GSF), on voit pénétrer l’extrémité des villosités placentaires et de leurs prolongements villeux qui s’ouvrent à plein canal dans les amas sanguins : le tissu placentaire fœtal est d’ailleurs rare dans cette région. Le tissu maternel y est très développé, mais sa structure est spéciale. 11 est formé par un tissu aréolaire très fin, qui, dans certains endroits, condense ses éléments pour form.er la paroi des veines destinées à recueillir le sang placentaire qui doit retourner à l’utérus. Les veines utéro-placentaires prennent donc leur origine dans un tissu caverneux, merveilleusement construit pour régulariser la circulation intra-placentaire. »
11 faut compléter cette étude de la structure du placenta par quelques détails anatomiques sur le système vasculaire du placenta maternel. Les artères utéro-placentaires (fig. 87, AU) sont sinueuses ; elles ne donnent point de branches latérales et sont d’un calibre à peu près uniforme. Elles s’abouchent au niveau des espaces intervilleux.
Les veines sont dirigées parallèlement à la surface du placenta; leur calibre est à peu près uniforme; leur paroi s’amincit comme celle des artères.
Les veines se réunissent à la périphérie du placenta en une masse de