AUSCULTATION
Historique. — Les bruits du cœur fœtal ont été entendus pour la première fois vers 1818 par Mayor (de Lausanne), chirurgien de Genève; mais c’est Lejumeau de Kergaradec qui, en 1821, ignorant la découverte de Mayor, présenta à l’Académie de médecine pour la première fois un important travail, où il montra toute la valeur de l’auscultation obstétricale.
Cette valeur fut contestée par quelques accoucheurs, « parmi lesquels, dit Tarnier, on regrette de trouver les noms de Siebold, Dugès, Capuron » D’autres, au contraire, vulgarisèrent cette méthode (Maygrier, d’Outrepont, Hans, Ritgen, Nægele, etc.).
En 1831, P. Dubois fit à l’Académie de médecine un rapport sur un mémoire présenté auparavant par Bodson, et exposa les résultats de son expérience sur l’auscultation obstétricale.
Vinrent ensuite différents travaux de Kennedy (1830-1833) en Angleterre, de Hohl (1833) et Kilian (1834) en Allemagne, de Velpeau (1835), Jacquemier (1837), Stoltz et Carrière (1838), de Devilliers et Chailly (1842), de Cazeaux (1842), de Barth et Roger (1844).
Depaul (1839) étudia dans sa thèse inaugurale l’auscultation obstétricale, comme moyen de diagnostic des présentations et des positions du fœtus, et compléta cette étude en 1847 en publiant un Traité T auscultation obstétricale.
Depuis cette époque, fauscultation a été de plus en plus employée par les accoucheurs ; à mesure que s’est perfectionnée la méthode du palper, on a