BRUIT DE SOUFFLE MATERNEL
précisé d’une manière plus parfaite les foyers d’auscultation. C’est ce qu’a essayé de faire Ribemont-Dessaignes en 1878, après avoir indiqué à l’aide de coupes sur des cadavres de fœtus congelés les rapports du cœur et le mode de transmission des bruits cardiaques de l’enfant; en 1884, Cantacuzène, dans sa tbèse faite sous l’inspiration de Pinard, a figuré les foyers l’auscultation pour chaque position. Enfin, Pinard a consacré à ce sujet une 5érie de leçons faites en 1890 à la Clinique Baudelocque.
Manière de pratiquer l’auscultation. — L’auscultation est habituellement pratiquée lorsque la femme est couchée sur le dos; on peut laisser ’abdomen recouvert par une chemise fine, lorsque les bruits du cœur s’entendent facilement et nettement; mais toutes les fois que l’auscultation a besoin d’être pratiquée avec soin, soit pour établir le diagnostic de grossesse par l’auscultation du quatrième au cinquième mois, soit pour s’assurer de la vitalité du fœtus, soit enfin lorsqu’une paroi abdominale épaisse amortit les bruits du cœur, X abdomen doit être à nu pour qu’aucun bruit ne vienne s’interposer entre l’oreille de l’observateur et la paroi abdominale.
C’est généralement à travers la paroi abdominale que l’on cherche à entendre les hruits du cœur; Maygrier a eu cependant l’idée d’ausculter l’utérus par le vagin. C’est pour réaliser cette idée que Nauche fit construire un stéthoscope coudé, destiné à ausculter le museau de tanche (métroscope) Verardini (de Bologne) a repris en 1878 ce procédé d’auscultation intravaginale qui n’est pas entré dans la pratique.
L’auscultation peut être faite en appliquant directement l’oreille sur la paroi abdominale : c’est l’auscultation immédiate, procédé peu commode, désagréable pour la femme et souvent aussi pour l’accoucheur ; il ne faut y recourir que comme méthode d’exception, lorsqu’on n’a pas de stéthoscope sous la main.
Stéthoscope. — En règle générale on pratique l’auscultation médiate : on se sert d’un stéthoscope, à large ouverture, dont les bords sont arrondis, et assez long pour que l’observateur n’ait pas la figure trop rapprochée des parties génitales de la femme.
On applique le stéthoscope avec la main, bien perpendiculairement à la région qu’on veut ausculter ; on place l’oreille sur le pavillon du stéthoscope qu’on maintient pendant quelques secondes avec les doigts ; puis on retire ces doigts de crainte que leur frôlement contre le stéthoscope ne produise des bruits anormaux.
Lorsqu’on met le stéthoscope sur le ventre d’une femme enceinte, on peut entendre des bruits maternels et des bruits fœtaux
Bruits maternels. — Parmi les bruits maternels, signalons seulement des bruits accessoires qui viennent plutôt gêner l’auscultation, les horhorygmes intestinaux , le souffle ou les simples pulsations des gros troncs vasculaires du bassin, et même les hruits du cœur de la mère qui peuvent être transmis jusqu’à la région hypogastrique.
Enfin, après la sortie del enfant, lorsque L placenta se détache, on peut entendre de petits craquements dus au décollement du placenta (bruit de Caillautl.
Bruit de souffle maternel. —Xe plus important des bruits maternels est le
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