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INSTRUMENTS ET APPAREILS E M PLOYÉS ^POU R L’AMTISEPSIE

OBSTÉTRICALE

Injecteur. — Tout appareil destiné à faire des injections chez les accouchées doit remplir des conditions multiples : il doit être facile à nettoyer, solide, d’un prix peu élevé.

On ne doit pas se servir à' irrigateur pour faire des injections. Ses inconvénients sont multiples : il est difficile à nettoyer, à remplir, à manier ; l’eau de l’injection se perd en partie dans le tube de conduite, s’y refroidit, et souvent même s’écoule par l’une des nombreuses fuites qui existent généralement sur le tuyau ou au niveau des armatures.

Un simple entonnoir préalablement bien nettoyé, muni d’un tube de caoutchouc et d’une canule, est préférable.

C’est sur ce modèle d’ailleurs que sont construits la plupart des injecteurs actuellement en usage : l’eau s’en écoule par le seul effet de la pesanteur.

Les récipients en verre, de forme arrondie, sont généralement abandonnés parce qu’ils sont peu portatifs, fi agiles; ils ont cependant l’avantage d’être très propres, faciles à nettoyer et permettent de voir le niveau du liquide qui est contenu dans l’appareil.

Tarnier, qui avait fait construire tout d’abord un récipient en verre ayant la forme d’un double bock qui a été pendant un certain temps en usage, se sert dans son service d’un nouvel appareil : c’est un cylindre de verre (fig. 155), à la partie inférieure duquel SC trouve une tubulure sur laquelle s’adapte le tube de caoutchouc ; la partie supérieure est ouverte. Ce récipient peut être contenu dans un support en fer, muni d’un crochet qui sert à le fixer aux barreaux du lit; les infirmières ont l’habitude de s’en servir sans ce support; lorsque l’injection est faite, l’appareil est renversé, la tubulure en haut recouverte par le tube de caoutchouc.

Cet appareil, qui est bon marché, peut être utilisé dans une Maternité ; il est moins pratique dans la clientèle privée que les appareils en tôle émaillée dont Pinard a fait construire un modèle (fig. 154) qui est parfait : il consiste en un réservoir cylindrique, en tôle émaillée, d’une contenance de 2 ou 4 litres ; à sa partie inférieure se trouve un ajutage sur lequel on adapte un tube en caoutchouc de petites dimensions. Ce laveur peut êfre tenu à la main à l’aide de la poignée ou accroché au mur au moyen d’un anneau qui se trouve au pourtour de son bord. Il n’est pas attaqué pai’ les

Fig. Iô3. — Réservoir en verre pour injections (modèle de Tarnier).

INJECTEUR

Fig. lôi. — Injcclour en lùlc émailli'c (modèle Pinard).

substances antiseptiques; il est facile à nettoyer et dure longtemps. La lemme peut avec cet appareil prendre seule une injection, tout en étant dans

le décubitus horizontal.

Les appareils on faïence vernissée sont peu employés parce qu’ils sont lourds.

C’est un appareil semblable au modèle Pinard que Mathieu construit 'en métal nickelé (fig.

155) ; un autre appareil de Collin (fig. 156) a l’avantage de pouvoir être fermé à sa partie supérieure :

en outre il est facile de savoir quel est le niveau du liquide dans l’appareil en regardante hauteur du litpiidc sur un tuhe de verre placé le long de l’appareil.

Les appareils en caoutchouc ont l’avantage de pouvoir être roulés, de tenir peu de place, et servent

surtout au médecin appelé auprès d’une femme qui n’a pas d’injecteur.

11 est utile que le médecin, surtout à la campagne, ait toujours dans sa trousse un de ces appareils. Les modèles en sont nombreux ; nous n’en signalerons que trois :

1" L’un, appelé vide-bouteilles (fig. 157), peut s’adapter à une bouteille en verre bien rincée et nettoyée à l’avance. C’est un tuhe d’écoulement en caoutchouc dont une extrémité est disposée de manière à s’adapter presque hermétiquement sur le goulot d’une bouteille qui devient le réservoir de l’appareil.

A son autre extrémité s’adapte la canule vaginale. Le vide-bouteilles peut cire tenu à la main ou fixé grâce à un système de suspension indépendant. 11

Fig. lôS. — Injecteur en métal nickelé.

Fig. 156. — Injecteur vaginal pouvant se fermer par en haut.

INJECTEÜR.

fonctionne automatiquement; la force de propulsion du liquide est réglée et constante pendant la durée de l’injection. Cet appareil est portatif : enveloppé dans une boite composée de deux couvercles en métal qui s’adaptent, il peut être mis en poche . — Budin a perfectionné cet appareil en mettant dans le bouchon qui se fixe à la bouteille deux tubes parallèles, l’un pour le passage de l’air qui pénètre dans la bouteille, l’autre pour l’écoulement de l’eau.

2“ Un autre appareil consiste dans un long tube de caoutchouc formant siphon : à l’une des extrémités se trouve un plomb perforé qui sert à le maintenir dans un récipient quelconque (cuvette, pot

à eau, carafe à large ouverture) ; sur ce tube se trouve un ü en caoutchouc durci, mobile, et qui

s’accroche au bord du récipient choisi ; l’inconvénient de cet appareil, c’est qu’il a besoin d’être amorcé et que d’autre part il ne peut s’adapter qu’à des vases à large tubulure.

Il est un appareil qui remédie à l’un de ces inconvénients :

c’est un tube de caoutchouc assez résistant ; un renflement en forme de

Fig. 157. — Vido-bouteilles (modèle Galante).

Fig. 138. — Appareil en caoutchouc poiir les injections.

A droite de la figure sont dessinés différents modèles de canules ; celle du milieu, qui est droite et en verre, doit être employée de préférence à la condition qu'elle ait trois ou quatre trous latéraux et qu’elle n’ait pas de trou terminal.

INJECTEUR

poire qui se trouve en son milieu permet de l’amorcer facilement.

5“ Un autre appareil très pratique (fig. 158) consiste en une poche de caoutchouc d’une contenance de 2 litres ; l’une des extrémités, arrondie, munie d’un cercle rigide, sert à introduire le liquide et peut être fixée à un clou à l’aide d’une ficelle ; par l’autre extrémité le liquide s’écoule à l’aide d’un long tube de caoutchouc, à l’extrémité duquel on adapte une des canules qui se trouvent représentées à droite de la figure 158 ; il ne faut pas se servir de la seconde, celle qui est recourbée.

Tube de conduite de ï injecteur . — Quel que soit l’injecteur employé, quel que soit le récipient qui contient le liquide antiseptique, le tube qui sert à conduire le liquide à la canule est presque toujours en caoutchouc.

Peu importe que ce tube soit noir ou blanc ; mais il est nécessaire que le calibre en soit proportionné à ceux de la tubulure et de la canule, qu’il soit suffisamment résistant pour ne pas se laisser couder ; il importe surtout qu’il s’adapte très exactement par ses extrémités d’un côté à l’injecteur et de l’autre à la canule ; sans quoi des bulles d’air entrent au niveau des ajutages, se mêlent au liquide de l’injection et pénètrent dans les organes génitaux.

Pour que ce tube de caoutchouc soit réellement propre et aseptique, il faut qu’il trempe en permanence dans un liquide antiseptique.

Nombre de ces tuyaux sont munis de robinets qui servent à graduer l’écoulement du liquide ; leur présence nous paraît plus incommode qu’avantageuse.

Canules vaginales. — Presque tous les accoucheurs ont actuellement abandonné l’usage des canules en caoutchouc durci, en gomme ou même en

Fig. 15'J. — Canule vaginale située dans l'axe d'un spéculum grillagé.

métal, pour ne se servir que de canules en verre. Les canules en caoutchouc, si elles se stérilisent facilement, ont l’inconvénient de se ramollir lorsqu’elles restent en permanence dans un liquide.

Les canules en verre sont propres, se nettoient facilement, et coûtent bon marché ; elles ne se cassent point dans le vagin, à moins d’être déjà fêlées. De plus elles permettent de voir les bulles d’air qui peuvent se mêler au liquide de l’injection.

Une bonne canule en verre doit être droite, ainsi que l’a.xe du vagin, renflée à ses deux extrémités, surtout à celle qui pénètre dans le vagin ; cette

APPAREILS POUR INJECTIONS

extrémité présente plusieurs orifices, l'un à la partie terminale, les autres disséminés sur la partie renflée. Lorsque le vagin est le siège d'une inflammation assez intense, il est bon d’employer une canule (lig. 159) entourée d’une sorte de spéculum qui maintient écartées les parois du vagin et permet de les irriguer fortement.

Si au lieu d’irriguer le vagin on se propose de projeter du liquide sur bîs

parties génitales externes, il est bon d’employer une canule perforée d’un seul trou à son extrémité.

Sondes intra-utérines. — Elles sont nombreuses : ce qui fait pressentir qu aucune d’elles n’est parfaite.

Les sondes en caoutchouc durci, en celluloïd, doivent être abandonnées parce qu’elles ne peuvent subir une désinfection suffisante ; on n’a plus guère recours qu’aux sondes en métal ou en verre ; les premières sont faciles à désinfecter par le passage à l’étuve ou le flambage à l’alcool, les

secondes par l’immersion dans une solution acidulée. L’avantage des sondes en verre est leur transparence, qui permet d’apprécier leur état de propreté.

Une sonde assez usitée est celle de Tarnier : c’est une sonde en verre plate, ayant une longueur de 28 à 30 centimètres, une largeur de 12 à 15 millimètres et une épaisseur de 6 à 8 millimètres; l’extrémité en est recourbée sur une longueur de 5 centimètres ; la courbure ne doit pas être trop accusée. La plus commode est celle dans laquelle la pointe de l’instrument n’est relevée que de 2 centimètres.

Bien que le verre de ces sondes soit très résistant, mieux vaut les mettre dans un étui solide pour les transporter.

Pinard a fait construire une sonde en argent (fig. 140) qui ne diffère guère de celle de Tarnier que parce qu’elle est à double courbure (courbure utérine et courbure périnéale) . Elle est pourvue à son extrémité utérine de quatre ouvertures : une antérieure, une postérieure et deux latérales ; elle est facile à introduire et à maintenir en place. Cette sonde présente près du

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