‹ Précis d'obstétriqueChapitre 271 sur 713 · MANŒUVRE UE MAURICEAU · texte numérisé non relu

MANŒUVRE UE MAURICEAU

rents temps; on met le fœtus à cheval sur la face antérieure de l’avant-bras qui répond au plan antérieur du fœtus ; la main pénètre dans le vagin et va à la recherche de la bouche du fœtus qui se trouve vers l'une ou l’autre

symphyse sacro-iliaque et non sur la ligne médiane; on y introduit l’index et le médius ; en même temps on saisit la partie postérieure du cou du fœtus entre l’index et le médius de l’autre main, en la plaçant comme une sorte de fourche (fig. 289).

Si la tête est encore dans l’excavation, on la fléchit d’abord en rapprochant le menton de la face antérieure du sternum, et on ramène ensuite le menton en arrière sur la ligne médiane ; la rotationainsi faite, on exerce des tractions synergiques avec les deux mains de manière à faire descendre la tête le plus possible et à bien appliquer la partie postérieure de l’occiput derrière la symphyse pubienne, sous le ligament triangulaire.

Lorsque la tête est ainsi bien descendue, on relève le fœtus avec l’avant-bras et on dégage peu à peu la tête en ta fléchissant ; le menton, la bouche, le liez, le front, apparaissent successivement à la commissure vulvaire (fig. 290). Ce dégagement de la tête doit se faire sans précipitation, pour ne point léser les parties molles; mais la lenteur de la manœuvre ne doit point cependant être exagérée au point de devenir préjudiciable à l’enfant, qui souffre forcément à ce moment, par suite de la compression du cordon entre la tête et les parties maternelles.

L’enfant ainsi extrait naît souvent, sinon en état de mort apparente, du moins pâle, étonné, faisant à peine quelques rares mouvements respiratoires : il ne faut point se hâter de couper le cordon pour essayer de le

Fig. 287. — Lü bras aiilérieur est complélcmcnl dégagé ; la main droite de l’accouclionr soutient le siège du fœtus sans que les doigts dépassent les crêtes iliaques. La main gauche a saisi la main droite du fœtus de manière à dégager en entier le membre supérieur qui se trouve en arrière.

MANŒUVRE DE BIAURICEAU.

ranimer. Mieux vaut tenir l’enfant quelques minutes entre les jambes de la mère, surtout si l’on voit la circulation se rétablir : le fœtus prendra bientôt une coloration rougeâtre; ce n’est qu’à ce moment, lorsque l’enfanta crié, ou que les battements luniculaires ont à nouveau disparu, que l’on pratique avec avantage la section du cordon.

Une intervention plus délicate s’impose quand le siège complet reste élevé au niveau du détroit supérieur ou s’immobilise, s’attarde dans l’excavation après dilatation complète ; il est alors utile d’aller saisir le pied antérieur, de 1 amener à la vulve et d’exercer quelques tractions sur ce pied au moment des contractions utérines. Si cette manœuvre, en diminuant le volume de la partie fœtale qui s’engage, en l’abaissant, semble redonner au muscle

Fig. 288. — Le tronc du fœtus est dégagé; la main gauche de l’accoucheur soutient le fœtus; la main droite pénètre dans le vagin pour aller saisir et dégager le bras postérieur.

utérin un nouveau ressort, si les contractions utérines reparaissent plus fortes et plus efficaces, on n’achève point l’extraction : on laisse l’expulsion se faire sous la seule influence des contractions utérines et des efforts de la femme, en intervenant seulement pour le dégagement des bras ou pour l’extraction de la tète.

Est-il préférable de saisir les deux pieds, lorsqu’ils sont accessibles à la main? Non, parce qu’on transforme la présentation du siège complet en siège décomplété mode des pieds et qu’on n’obtient alors qu’une dilatation insuffisante des parties molles. En abaissant seulement un pied, l’autre membre inférieur reste accolé au siège et forme avec lui une tumeur qui est encore suffisamment volumineuse pour la dilatation des parties molles.

Quel est le pied qiion doit saisir? C’est le pied antérieur, parce qu’il permet de mieux tirer ; en saisissant le pied postérieur, on court le risque de tirer trop en avant, de telle sorte que la fesse antérieure vient s’arc-bouter entre la symphyse du pubis ou mieux contre la partie antérieure du bassin osseux.

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