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CONSTIPATION ET DIARRHÉE

La constipation devient parfois chez la femme enceinte pathologique par son opiniâtreté et par les accidents qu’elle détermine (douleurs vives, hémorrhoïdes, contractions utérines prématurées et avortement). De plus, elle peut gêner l’accommodation pelvienne par suite de la distension intestinale. Aussi ne faut-il pas négliger cette constipation, mais la combattre avec des lavements, laxatifs ou non, mais pris d’une manière rationnelle. — On voit en effet assez souvent la constipation disparaître chez des femmes qui avaient eu déjà recours sans succès aux lavements, lorsqu’elles se conforment aux prescriptions suivantes : prendre le lavement au lit, dans le décubitus latéral ou dorsal, introduire dans l’intestin un litre, un litre et demi ou même deux litres de liquide et rester pendant quelques minutes au lit en se mettant alternativement dans le décubitus latéral droit et dans le décubitus latéral gauche, jusqu’à ce que le besoin d’expulser le liquide se fasse sentir. Si l’on échoue avec les lavements, on a recours aux purgatifs non drastiques, aux laxatifs îcascara sagrada), au massage et à l’électricité.

La diarrhée, beaucoup plus rare que la constipation, peut être assez intense pendant la grossesse pour devenir pathologique. Elle s’observe chez quelques femmes dès le début de la grossesse, et se montre le matin dès que la femme sort du lit. Les précautions hygiéniques, le régime lacté, les opiacés suffisent le plus habituellement à modérer le flux intestinal. Parfois la diarrhée alterne avec la constipation : ce sont de véritables débâcles qui surviennent. Enfin, d’après Tarnier, une diarrhée grave, presque incoercible, peut devenir menaçante pour les jours de la mère et nécessiter même l’interruption de la grossesse.

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