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BASSINS VICIÉS PAR DÉVIATIONS RACHIDIENNES

Pronostic. — Le pronostic est un peu moins favorable que dans le bassin vicié par luxation congénitale; d’après une statistique donnée par Dcmelin et portant sur 20 femmes ayant eu 45 accouchements, la mortalité totale des enfants a été de 53 pour 100 et celle des mères de 15 pour 100

Dans certains cas le bassin n’est pas suffisamment vicié pour causer réellement de la dystocie, mais l’attitude vicieuse du membre empêche la femme de prendre point d’appui sur lui et de pousser d’une manière suffisante au moment de la période d’expulsion; aussi est-il souvent nécessaire alors de recourir au forceps.

Traitement. — Lorsque la coxalgie a déterminé des déformations assez considérables pour mettre obstacle à l’accouchement, et qu’à des accouchements antérieurs les enfants ont succombé, il peut devenir nécessaire de provoquer l’accouchement alors que le fœtus est sûrement viable ; car si la symphyséotomie peut être à la rigueur pratiquée en cas de difficultés grandes, il ne faut pas oublier qu’elle pourrait réveiller une inflammation ancienne de l’articulation sacro-iliaque. Si l’on avait donc recours à la symphyséotomie pour un bassin coxalgique, ii faudrait s’assurer qu’il n’existe pas au niveau de l’articulation sacro-iliaque de cicatrices anciennes indiquant qu’il y a eu là jadis une ostéo-arthrite.

Dans la pratique, ce diagnostic différentiel est quelquefois délicat; en effet, nombre de femmes ayant eu dans l’enfance une coxalgie présentent au niveau de la région sacrée des cicatrices qui sont simplement dues à des eschares causées par le décubitus prolongé ou à des cautères qui ont été placés dans cette région.

G. Bassins viciés par lésions des membres inférieurs. — Ils ne peuvent guère être décrits : les déformations, généralement peu marquées du bassin, sont très variables. Elles dépendent non seulement du degré de claudication, mais surtout de l’âge auquel est survenu la maladie ou l’accident.

La paralysie atrophique d’un membre inférieur amène souvent un arrêt de développement du côté du bassin correspondant; mais la viciation pelvienne qui en résulte n’est pas très marquée.

Nombre d’affections du genou, ayant produit ou non de l’ankylose, causent de la boiterie sans amener de déformation véritable du bassin.

Rappelons que, d’une manière générale, toutes les fois qu’il existe du raccourcissement d’un membre intérieur, le poids du corps se trouve surtout porté par le fémur du côté opposé, ce qui produit de ce côté un aplatissement plus ou moins marqué de la partie latérale du bassin.

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