NOTIONS RELATIVES A LA MENSTRUATION
dit-il, la couche réticulée dont l’hypertrophie caractérise le corps jaune va toujours s’épaississant de plus en plus, si bien qu’à trois mois elle est à peu près égale à la couche fibreuse. Vers six mois, cette dernière ne forme plus que le tiers environ de la masse totale du corps jaune ; enfin, chez la femme à terme, le tissu fibreux n’est plus représenté que par un petit noyau central, et les trois quarts du corps jaune sont constitués alors par le tissu lymphatique contenant de nombreuses cellules géantes. »
Le corps jaune de la grossesse est appelé vrai corps jaune, par opposition aux corps jaunes observés à l’état de vacuité et qu’on appelle taux corps jaunes ou corps jaunes de la menstruation. Ces derniers évoluent plus rapidement : en vingt-cinq ou trente jours la cicatrisation est achevée. L’hypertrophie se fait pendant dix jours, et pendant le reste du temps l’atrophie a lieu par résorption. Elle résulte de l’épaississement du collet formé par la membrane externe. Les vaisseaux se trouvent ainsi comprimés : d’où un arrêt de nutrition des éléments et leur atrophie ; il ne reste qu’un peu de tissu lamineux qui se confond avec le stroma de l’ovaire.
La différence tiendrait, d’après Coste, à l’activité plus grande des actes vitaux pendant la grossesse.
11 existe une dernière différence entre les coiys jaunes de la grossesse et les corps jaunes de la menstruation : les premiers laissent une cicatrice volumineuse colorée, très étoilée et qui persiste pendant presque toute la vie, de telle sorte qu’à l’autopsie d’une femme âgée, on peut compter le nombre de ses grossesses par le nombre de vrais corps jaunes; les faux corps jaunes, au contraire, disparaissent au bout de deux ou trois ans.
Slavianski a signalé l’existence de follicules de de Graaf qui s’atrophient sans se rompre et disparaissent par une sorte d’atrésie.