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KYSTES DE L’OVAIRE ET GROSSESSE

Historique. — L’influence réciproque des kystes de l’ûvaire et de la grossesse n’est un peu connue que depuis le commencement de ce siècle ; on ne trouve guère en effet au siècle dernier que les observations de Schamberg, Dœveren, Baudelocque et Lauverjat, qui ont constaté les difficultés créées pendant l’accouchement par la présence d’un kyste de l’ovaire.

Pendant la première moitié de ce siècle, les différents mémoires, écrits sur ce sujet par Park (1813), Merrimann (1819), Velpeau (1828), Puchelt, élève de Nægele (1840), etc., ont surtout pour but de faire connaître les difficultés qui surviennent soit au cours de la grossesse, soit pendant l’accouchement; la question de traitement y est à peine ébauchée. Peu à peu Hirsch (1854), Jetter (1861), Guéniot, Barnes, Stoltz, Spencer Wells, Péan, Duplay, Polaillon, etc., montrent l’utilité de l’intervention pendant la grossesse, soit en interrompant celle-ci, soit en ponctionnant le kyste.

Toutefois la question de traitement n’entre dans la voie réellement moderne que lorsque apparaît l’ovariotomie ; dans un certain nombre de cas, celle-ci est faite involontairement sans qu’on ait reconnu la grossesse, qui évolue jusqu’à terme; peu à peu, grâce aux travaux de Burns, Pollock, Sp. Wells (1877), Schrœder (1885), cette pratique se généralise. — S. Rémy a présenté un résumé de la question dans sa thèse d’agrégation (1886), sur la grossesse compliquée de kyste ovarique. — Depuis cette époque de nombreux travaux ont été publiés sur ce sujet (voir Traité de gynécologie de Pozîi, 3® édition).

Influence de la grossesse sur le kyste, — Une femme ayant un kyste de l’ovaire peut devenir facilement enceinte, si l’ovaire du côté opposé est sain. Sous l’influence de la grossesse, le kyste augmente de volume; ce n’est que très rarement que le volume de la tumeur reste stationnaire (Murray) ou même diminue (Schrœder).

Sans entrer dans les détails anatomo-pathologiques sur les différentes variétés des tumeurs de l’ovaire (uni ou multiloculaires, kystiques ou dermoïdes, etc.), il faut faire une distinction entre les kystes qui peuvent s’éle-

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