INFLUEIVCE DES KYSTES DE L OVAIRE SUR LA GROSSESSE
ver dans la cavité abdominale, et ceux qui restent plus ou moins fixés dans l’excavation; ils sont alors généralement inclus dans le ligament large.
Les premiers, assez volumineux, s’élèvent dans la cavité abdominale en même temps que l’utérus ; ils sont plus ou moins mobiles et se logent sur l’un des côtés de l’utérus ; dans quelques cas cependant, le kyste peut se placer devant l’utérus et le masquer (Heydenreicb), ou au contraire être situé en arrière de lui (A. Herrgott).
Les seconds restent plus ou moins inclus dans l’excavation pelvienne qu’ils rétrécissent ; ils s’élèvent peu dans la cavité abdominale. Dans quelques cas le kyste est à la fois intra-abdominal et intra-pelvien.
Les kystes de l’ovaire se compliquent plus facilement au cours de la grossesse qu’en dehors de la gravidité, par suite de leur voisinage avec la tumeur constituée par l’utérus gravide : c’est ainsi qu’ils peuvent présenter des hémorragies, suppurer, et surtout se rompre.
La rupture du kyste, accident redoutable qui entraîne 50 pour 100 de mortalité, lorsqu’elle se produit au cours de la grossesse, résulte tantôt de la torsion du pédicule du kyste, tantôt de la pression exercée par l’utérus. Elle peut avoir lieu dès les premiers mois de la grossesse, mais elle est plus fréquente vers la fin de la gestation. Au cours de l’accouchement, ce sont surtout les kystes enclavés dans le petit bassin qui se rompent par suite de la pression exercée par la partie fietale.
La torsion dmpédicule peut se produire d’une manière lente ou brusque : les deux variétés s’observent plus souvent pendant la grossesse et le travail, par suite des déplacements que subit le kyste soulevé par l’ntérus ; la torsion du kyste entraîne plus facilement encore qu’en dehors de la gravidité la rupture de la tumeur. Enfin dans certains cas le kyste, peu volumineux, même ignoré avant la grossesse, prend rapidement un volume assez considérable, et peut même se transformer en tumeur maligne; il est bien difficile de déterminer quelle part revient h la grossesse dans la production de cette dégénérescence.
Influence des kystes de l'ovaire sur la grossesse. — L’influence des kystes sur la grossesse est très variable ; lorsque la tumeur est de volume moyen, sans adhérences, elle ne gêne que fort peu le développement de l’utérus avec lequel elle s’élève dans la cavité abdominale. En examinant le ventre avec soin, on constate qu’il existe dans la cavité abdominale deux tumeurs distinctes, dont l’une a une consistance toujours égale, tandis que l’autre présente des contractions intermittentes. Lorsque le kyste est volumineux, il vient ajouter son action à celle de l’utérus gravide pour produire des phénomènes de compression et déterminer de l’œdème des membres inférieurs, de la paroi abdominale, des troubles variés du côté de la vessie et du rectum, des phénomènes de dyspnée plus ou moins accusés et même de l’ascite.
Lorsque le kyste, même peu volumineux, est immobilisé par des adhérences, soit dans l’excavation, soit un peu au-dessus, il peut, s’il est de consistance ferme, entraver le développement de l’utérus et produire des phénomènes de compression plus ou moins marqués.