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TUMEURS AU VOISINAGE DE L’UTÉRUS

systématiquement à presque tous les cas de kystes de l’ovaire compliquant la grossesse, les résultats statistiques seraient meilleurs.

L’ovariotomie pendant la grossesse donnait en 1886 (thèse de Remy) une mortalité maternelle de 19,4 pour 100 et une mortalité fœtale de 50 pour 100. Depuis cette époque où l’on opère des cas moins graves avec une antisepsie meilleure, Schrœder, Olshausen, etc., ont obtenu des résultats plus satisfaisants : ainsi sur 12 cas Schrœder a sauvé 9 enfants, sans perdre une femme, Olshausen a pratiqué une série de 26 opérations sans une mort. Ces faits sont relevés par Dsirne*,qui a réuni 155 cas d’ovariotomie au cours de la grossesse avec une mortalité maternelle de 5,9 pour 100 ; dans 22 pour 100 des cas, l’ovariotomie a été suivie de l’avortement ou de l’accouchement prématuré. Delagenière (du Mans)^ a obtenu deux succès dans 2 cas où il a enlevé un kyste de l’ovaire, l’un chez une femme enceinte de cinq mois, l’autre chez une femme enceinte de trois mois; la grossesse a évolué normalement jusqu’à terme.

V ovariotomie double donne une proportion un peu plus forte d’avortements et d’accouchements prématurés que l’ovariotomie simple. Sur 6 faits rapportés par Dsirne d’ovariotomie double au cours de la grossesse, les 6 femmes guérirent, mais 5 seulement eurent ensuite une grossesse normale ; chez deux autres il y eut avortement et chez une autre accouchemeftt prématuré.

2“ Pendant l’accouchement la conduite à tenir est beaucoup plus délicate ; il va de soi que, si la tumeur kystique semble n’entraver que fort peu la marche du travail, on s’abstient de toute intervention.

Si la tumeur est intra-pelvienno ou tend à s’engager, il faut essayer de la réduire en ayant au besoin recours au chloroforme.

Dans certains cas la ponction suffit, en réduisant le volume de la tumeur, à permettre l’accouchement par les voies naturelles : c’est à elle qu’il faut tout d’abord avoir recours. Lorsqu’elle ne suffit pas, on peut tenter l’ablation du kyste, mais c’est alors une opération grave, d’autant qu’elle doit être le plus habituellement suivie de l’opération césarienne. Les procédés d’embryotomie permettant de réduire le volume du fœtus ne doivent être employés que dans les cas où l’enfant est mort, et encore à la condition que l’extraction du fœtus, même réduit, à travers les organes génitaux, n’amène pas de froissements, de contusions de la tumeur pouvant provoquer son inflammation.

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