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W4 ' CONDUITE A TENIR DANS LES CAS DE KTSTES DE L'OVAIRE

Le diagnostic des kystes de V ovaire inclus dans le petit bassin présente de grandes difficultés. Lorsqu’ils sont immobiles, il est en effet fort difficile de les différencier des fibromes du segment inférieur de l’utérus, et même des tumeurs des parois de l’excavation. Le chloroforme vient souvent aider le diagnostic, mais il ne suffit pas toujours pour trancher cette question qui cependant a un grand intérêt au point de vue de l’intervention.

Pronostic. — Il est encore bien difficile de dire quel est le pronostic, pour la mère et pour le fœtus, des kystes de l’ovaire compliquant la grossesse et l’accouchement ; le pronostic dépend, comme nous l’avons vu, du volume, du siège, de la nature de la tumeur, et de la conduite tenue par l’accoucheur. Nous rappelons à nouveau la grande distinction qu’il faut établir entre les tumeurs kystiques développées dans l’abdomen et celles qui ont leur siège dans l’excavation.

Traitement. — 1“ Pendant la grossesse. Il ne serait point sage de donner ici de règles fixes. La conduite varie suivant une foule de circonstances qui résultent non seulement des différents caractères de la tumeur kystique, mais encore de l’époque de la grossesse à laquelle on fait le diagnostic, et surtout des troubles plus ou moins accentués qui existent chez la femme.

D’une manière générale l’expectation est la règle, lorsque le kyste est de petit volume et semble ne devoir causer aucun accident. Cependant, lorsque dès le début de la grossesse on a fait le diagnostic, il est sage de pratiquer l’ablation du kyste ; cette intervention donne les meilleurs résultats dans les quatre ou cinq premiers mois de la grossesse, ainsi que cela résulte des statistiques de Heiberg, de Terrillon, etc.

Lorsque, au cours de la grossesse, certaines complications telles que des phénomènes de péritonite, de torsion ou de rupture du kyste, etc..., conduisent l’accoucheur à une intervention d’urgence, il faut avoir recours à l'ovariotomie. L’avortement et l’accouchement prématuré artificiel sont des opérations irrationnelles ; dans les cas où la tumeur n’est susceptible ni d’être enlevée, ni d’être diminuée par ponction, il faut attendre que la femme soit à terme, et pratiquer l’opération césarienne, si la tumeur met un obstacle insurmontable à l’accouchement.

Ldi ponction, abandonnée à l’heure actuelle par les gynécologistes pour les kystes de l’ovaire existant en dehors de la grossesse, ne doit trouver que rarement ses indications chez la femme enceinte. Cependant elle a donné d’assez bons résultats, puisque, d’après la statistique de Rémy, sur 50 femmes ayant subi 95 ponctions, on note 5 femmes mortes, et 8 chez lesquelles le travail s’est déclaré dans les quelques jours qui ont suivi la ponction.

L' ovariotomie a d’abord été faite dans des cas où il y avait erreur de diagnostic et où la grossesse avait été méconnue. Bientôt les excellents résultats obtenus par Spencer Wells, Schrœder, encouragèrent les chirurgiens à intervenir par l’opération radicale. Les statistiques n’indiquent pas, il est vrai, de résultats excellents, puisqu’elles donnent en moyenne 15 à 20 pour 100 de mortalité maternelle, mais cette mortalité élevée est surtout due à ce que, dans la pluralité des cas, l’opération n’a été faite que parce qu'un accident forçait la main du chirurgien. Si l’ovariotomie était appliquée

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