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INDICATIONS DE L’ACCOUCHEMENT PRÉMATURÉ ARTIFICIEL

par raffirmative ; Macaulay, le premier, passa de la théorie à la pratique, et Kelly le suivit dans cette voie, en provoquant deux fois avec succès l’accouchement chez la même femme.

En Allemagne, A. Mai (de Heidelberg) chercha (1799) à poser les indications de l’accouchement prématuré artificiel que Wenzel (1804) pratiqua avec succès ; mais ce fut surtout à partir du travail de Reisinger (1820) que toutes les résistances disparurent. Peu à peu il fut adopté et pratiqué dans les différents pays d’Europe, sauf en France où l’opposition fut opiniâtre conseillé à la fin du siècle dernier par Lauverjat, A. Petit, Roussel de Vauzesme, la provocation de l’accouchement fut repoussée jusqu’au commencement de ce siècle. Baudelocque et ses élèves, laissant de côté la question religieuse, mais s’appuyant sur quelques faits malheureux, condamnèrent l’accouchement artificiel, et leur hostilité très vive eut la plus fâcheuse influence. En 1827, l’Académie de médecine repoussa avec énergie et d’une manière menaçante « la proposition de l’accouchement provoqué faite par un praticien de la ville à l’occasion d’un accouchement prématuré heureux » (Jacquemier).

Cet anathème académique n’ernpêcha point Rurckhardt (1850) de soutenir à Strasbourg une thèse dans laquelle il défendait cette intervention, que Stolz pratiqua pour la première fois en 1851. D’autres défenseurs vinrent, tels que Dezeimeris, Dubois, Velpeau, etc., qui firent entrer cette opération dans la pratique ; actuellement, grâce aux progrès de l’antisepsie qui la rend tout à fait inoffensive, grâce aux perfectionnements réalisés dans la technique et dans l’instrumentation par Tarnier, Champetier de Ribes, Pinard, c’est peut-être en France qu’elle est le plus communément pratiquée, de préférence, dans certains cas, à des cpérations plus sérieuses, telles que l’opération césarienne.

Une autre raison a contribué à rendre plus fréquente la provocation de l’accouchement : grâce à la couveuse, au gavage, on peut élever plus sûrement les enfants prématurés, nés vers la fin du sixième mois ou au commencement du septième.

Cependant il ne faut pas avoir une confiance aveugle dans ces moyens et confondre la viabilité réelle avec la viabilité légale qui commence à la fin du sixième mois. Pinard fait observer que si l’on peut exceptionnellement élbver des enfants aussi jeunes, ce n’est pas la règle ; « et, en provoquant l’expulsion du produit de conception avant le septième mois, il faut bien qu’on sache qu’on provoquera bien plus souvent un avortement qu’un accouchement ».

Indications. — Les indications de l’accouchement prématuré artificiel se précisent au fur et à mesure des progrès de l’obstétrique ; mieux on connaît l’anatomie pathologique des bassins rétrécis, le mécanisme de l’accouchement dans ces bassins, mieux on connaît la pathologie de la grossesse, et plus on peut discuter sur des bases solides l’opportunité d'une telle intervention.

D’une manière générale, l’accouchement peut être provoqué chez certaines femmes ayant le bassin rétréci et chez des femmes atteintes de maladies

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