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PRONOSTIC DE L’ACCOUCHEMENT PRÉMATURÉ

par l’accouchement prématuré, mais que, dans les cas autres que les rélré-'^ cissements du bassin, cette opération sauve les jours d’un certain nombre de femmes. L’essentiel est que l’opération soit faite avec toutes les précautions antiseptiques nécessaires.

Fœtus. — Le pronostic pour le fœtus est plus réservé; dans les cas où l’on provoque l’accouchement pour sauver la vie de la mère, le pronostic pour le fœtus varie essentiellement suivant l’époque de la grossesse à laquelle l’opération a été faite.

Le pronostic de l’accouchement provoqué dans les cas de rétrécissement du bassin est à l’heure actuelle complètement remis en question. Les statistiques qui existent jusqu’à présent ne peuvent suffire pour se faire une opinion; en elfet, avant la rénovation de la symphyséotomie, lorsque l’accouchement était provoqué trop tardivement, le forceps ayant échoué, on n’avait guère d’autre ressource que la basiotripsie. Pour éviter cette opération on en était arrivé à provoquer l’accouchement à une époque trop éloignée du terme, ce qui avait le double inconvénient d’intervenir alors que les phéno mènes de ramollissement du côté du col et du segment inférieur qu’on observe à la fin de la grossesse n’étaient pas suffisants, et d’exposer les enfants à naître trop prématurément.

11 est certain que la symphyséotomie a fait disparaître un grand nombre d’indications de l’accouchement provoqué dans les rétrécissements du bassin ; la question est de savoir si, comme le veulent Pinard et Varnier, elle doit faire disparaître toute indication d’accouchement prématuré. Il ne sul'lil pas en effet, pour juger la valeur de l’accouchement provoqué, de relater combien d’enfants sont nés vivants et combien sont sortis vivants du service; il faut encore indiquer ce que sont devenus ces enfants, s’ils ont survécu et si quelques années après la naissance ils se développent normalement.

D’autre part, en multipliant le nombre des accouchements provoqués dans des bassins peu rétrécis, on obtient des succès trop faciles — qui en réalité sont des insuccès — en faisant naître prématurés des enfants qui auraient passé sans encombre au terme de la vie intra-utérine. Il ne faut donc pas se contenter de statistiques illusoires qui donnent une proportion élevée d’enfants vivants; il faut préciser, autant que possible, dans combien de cas l’interruption de la grossesse était utile et nécessaire. Cette question ne sera donc résolue que le jour où seront publiées des statistiques intégrales des cas de rétrécissement du bassin avec les résultats complets de mortalité cl de morbidité pour les mères et pour les fœtus.

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