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ÉVOLUTION DU FŒTUS

2® Temps. Évolution du fœtus. — Lorsque le pied est bien saisi, on exerce des tractions qui, dirigées en bas et en ari ièrc, ont pour but de faire évoluer le fœtus, c’est-à-dire de le faire pivotei’ sur lui-incruc; ces tractions doivent être faites de manière à pelotonner le fœtus sur son plan antérieur en suivant son plan antéro-latéral.

Pour que le fœtus ne soit pas immobilisé par la contraction utérine, il est utile de faire les tractions dans l'intervalle des contractions utérines. Au fur et à mesure que les pieds pénètrent dans le vagin, arrivent à la vulve, le fœtus évolue dans ruterus.

La main, appliquée sur l’abdomen, suit les progrès de l’évolution.

5® Temps. Extraction du fœtus. — Le pied étant hors la vulve, on continue à exercer des tractions, mais pendant la contraction utérine, de manière que le muscle utérin vienne joindre son action aux elforts de l’opérateur. Le membre inférieur est saisi à pleine main, les quatre doigts entourant la circonférence du membre, le pouce appliqué contre la partie postérieure. La main remonte ainsi sur le membre inférieur au fur et à mesure qu’il se dégage; il est bon, pour avoir une prise plus solide, d’envelopper le membre avec un linge trempé dans une solution antiseptique faible.

Les tractions doivent être lentes et soutenues jusqu’à ce que le siège soit descendu au fond de l’excavation. La hanche antérieure apparaît la première sous la symphyse pubienne; on continue à tirer, mais en relevant un peu la direction des tractions. On ne cherche pas à dégager directement la hanche postérieure, mais on exerce des tractions de manière à distendre le plus possible les parties molles; le membre inférieur se dégage assez souvent tout seul.

Lorsque les deux membres inférieurs sont ainsi dégagés, on les saisit à pleines mains pour exercer des tractions combinées de telle sorte qu’on diagonalise le fœtus, c’est-à-dire qu’on met son diamètre bitrochantérien en rapport avec run des diamètres obliques, le dos étant en avant.

Dès que les hanches sont dégagées, on exerce quelques légères tractions : avec un doigt porté en arrière au niveau de la commissure postérieure, on saisit le cordon au niveau de l’insertion ombilicale et avec deux doigts on abaisse 8 à 10 centimètres de cordon, on fait ainsi au cordon une anse que l’on surveillera pendant le reste de l’extraction : si cette anse venait à disparaître et le cordon à se tendre pendant l’extraction, on serait ainsi prévenu que le cordon est tiraillé et qu’il menace de se rompre ou de décoller prématurément le placenta.

Ceci fait, on ressaisit, à pleine main et près de la fesse, chacun des membres inférieurs et l’on continue à exercer des tractions en bas et en arrière en ayant soin de ramener le dos le plus possible en avant. Il est capital, pendant ces tractions, de ne pas prendre de point d’appui avec les mains audessus de la racine des membres : toute pression exercée sur la paroi abdominale du fœtus peut lui être nuisible, surtout lorsqu’elle a lieu au niveau du foie et de la rate. Sous l’influence des tractions exercées par l’opérateur et des efforts que fait la femme, le fœtus progresse, les épaules descendent, l’antérieure se dégage la première, puis la postérieure.

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