DESCRIPTION DU FORCEPS DE LEVRET
5° Les conditions nécessaires et les indications pour une application de forceps;
4" Les règles générales de l’application de forceps;
5® Les règles particulières pour chaque attitude de la tête;
6® Le pronostic de cette opération et sa valeur comparée à d’autres opérations (version par manœuvres internes, symphyséotomie).
Description du forceps de Levret. — Le forceps croisé de Levret (fig. 467) se compose de deux branches qui se croisent et s’articulent à peu près à leur partie moyenne.
Chaque branche comprend trois parties principales : la cuiller, V articulation, le manche.
A. Cuiller. — La cuiller est destinée à s’appliquer sur la tête fœtale. Elle a la forme d’une raquette très allongée ; l’extrémité est large et ari'ondie ; le talon est rétréci et se continue avec le pédicule. Elle présente deux courbures : l'imc, courbure céphalique (ou ancienne courbure ou courbure suivant /es faces) dont la face interne concave doit s’appliquer exactement sur l’extrémité céphalique; l’autre courbure, suivant les bords, est appelée courbure pelvienne (ou courbure de Levret ou nouvelle courbure), parce qu’elle s’accommode à la courbure de la fdière pelvi-génitale. — Lorsque le forceps est placé, dans le bassin, sur une tète en occipito-pubienne (fig. 480), l’une des cuillers est directement à gauche, l’autre directement à droite. Des deux bords de la cuiller, l’un convexe est situé en arrière et répond à la paroi postérieure de l’excavation. L’autre concave est antérieur, et dessine une courbe au-dessous du pubis.
La cuiller est fenètrée pour diminuer le poids de l'instrument et permettre une prise plus solide de la branches croisées de Pajoi. tête; cctto fenêtre a la même forme que la cuiller;
« c’est une longue boutonnière béante terminée par deux œillets arrondis. L’œillet terminal, voisin du bec, est le plus large, et l’œillet voisin du pédicule, le plus étroit » (Earabeuf et Varnier).
B. Articulation. — V articulation est située à l’union de la cuiller et des manches; elle varie suivant les modèles de forceps. Pour les uns, c’est une articulation par emboitement réciproque ; pour les autres et en particulier pour le Levret, il existe sur l’une des branches une mortaise à mi-fer qui reçoit le pivot à vis situé sur l’autre branche. — La partie des deux branches qui porte l’articulation est aplatie de telle manière que les deux branches superposées puissent s’appliquer l’une sur l’autre exactement au niveau de leur entre-croisement.
G. Manches. — Les manches sont en métal, aplatis dans le sens opposé à la partie articulaire ; ils se terminent en forme de crochets ; on s’en servait autrefois comme de crochets mousses ou de porte-lacs dans la présentation