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CHOIX DE LA MAIN-GUIDE

ront l’application de l’instrument, l’accoucheur, entre autres observations, ne manquera pas de déterminer : 1“ la position, autrement dit, de quel côté est le front; 2" le degré de V inclinaison, c’est-à-dire la distance du souspubis à la suture sagittale.

Le début même de l’application, c’est le choix de la main à introduire pour guider et servir à l'intérieur, et en même temps de celle qui maniera et tiendra les manches à l’extérieur. Chaque main a son rôle qui ne change pas. Pour tout, absolument pour tout, la même main sert de guide. Cela trouble un peu les accoucheurs habitués par nécessité à changer de main dans l'application du forceps. Ici, non seulement c’est inutile, mais c’est de plus très incommode.

Pour placer soit le guide redresseur, soit la cuiller postérieure, directement en arrière, il n’y a pourtant pas de main de choix, l’une vaut l’autre. Mais la cuiller antérieure, qui doit passer du côté du front, n’évoluerat-elle pas nécessairement, elle et son manche (qui est articulé et ne va pas croiser de l’autre côté comme le manche rigide du forceps), dans la moitié correspondante du vagin? Il ne faut donc pas que cette moitié soit encombrée par la main-guide, ni que cette main tourne le dos à la cuiller, puisqu’elle doit concourir du bout des doigts à son placement.

La main qui guidera, depuis le commencement jusqu’à la fin, sera donc celle qui correspondra à l’occiput, par exemple la droite dans les positions gauches. Une fois introduite dans le ^agin, la main-guide y restera, sans sortir, jusqu’à la fin. Elle aura à modifier son attitude, à dégager le pouce, à se mettre de champ en s’effaçant sur le côté, à venir à la vulve concourir à l’articulation, à replonger pour vérifier et peut-être améliorer la prise en augmentant la flexion; mais ce n’est qu’après s’être assuré que tout est bien à l’intérieur, que cette main-guide, supposée la droite, reviendra à la vulve, prête à agir sur le manche de l’instrument, toujours prête à rentrer dans le vagin pour y observer les résultats de la manœuvre.

Pendant ce temps, l’autre main, ici la gauche, aura pris, tenu et manœuvré successivement les quatre pièces de l’appareil sans se salir le bout des doigts.

Avant d’agir, nous savons donc où est le front, et nous avons choisi la main-guide, celle qui correspond à l’occiput.

Introduite, cette main-guide confirme par exemple que l’inclinaison est considérable et que l’emploi du guide-redresseur s’impose. C’est tout simplement une petite cuiller à manche droit à introduire directement en arrière de la tête.

Il faut néanmoins que la main-guide sente le contour de l’orifice utérin et y pénètre, qu’elle remonte dans l’utérus aussi haut que possible, qu’elle n’ait aucun doute sur la surface fœtale, le cuir chevelu, qu’elle touche à nu; c’est un grand bien si elle atteint la tempe et l’oreille.

Dans ces conditions, l’autre main, tenant haut le manche de l’instrument guide-redresseur, en introduit la cuiller qu’elle pousse en arrière et en haut dans la paume de la main-guide et sur la face palmaire des doigts. Le manche, au début dressé, s’abaisse à mesure que la pénétration s’accomplit .A aucun

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