ACCROCHEMENT DE LA TRIA’GLE D’ARTICULATION
C’est pour cela que la main-guide, aussitôt qu’elle a reçu et pris les deux manches superposés, tàte du bout de l’index la fente ou longue boutonnière du manche inférieur; elle l’indique ainsi au crochet qu’y porte la main armée de la tringle (hg. 508). Celle-ci ne doit pas être couchée, mais tenue à demi dressée, inclinée à 45 degrés sous les manches, afin que le crochet, quand il les a traversés, les dépasse en dessus. Dans cette attitude, on le pousse dans la vulve, avec la certitude qu’il heurtera la traverse de la charnière et qu’il s’y accrochera dès le moment où l’on commencera à relever la tringle pour appliquer celle-ci sous le manche inférieur et finalement atta-
Fi". 508. — Accrocliement de la tringle d’articulation.
L’ex-main- guide tient les deux manches, appliqués l’un sur l'autre, son index sent la rainure de l’inférieure où, le crochet va d’abord glisser pour traverser bientôt et se montrer dans la situation pointillée.
Hemarquez bien que la tringle est tenue inclinée à angle de 45 degrés environ sous les manches, et que si elle leur était présentée parallèle, le crochet ne pourrait se montrer et aller accrocher le boulon transversal de la charnière. Quand le crochet a heurté ce boulon [on le sent, on ne le voit pas dans le vagin), la tringle relevée vient s'attacher par l’autre bout à l’erltrémité du même manche.
cher son autre bout à l’autre extrémité du même manche articulé. Entre celui-ci et la tringle, le manche de la cuiller postérieure glisse librement. Sur un modèle de l’instrument, il existe une crémaillère pour modérer le glissement.
L’ex-main-guide n’a pas fini : elle rentre dans le vagin pour vérifier la prise, pour accentuer la flexion au besoin ; mais ceci ne s’obtient pas sans que la main, qui tient le manche, ne soulève la tête au-dessus du détroit, afin de pouvoir, en écartant les crochets, desserrer les cuillers.
L’accoucheur, assuré d’avoir bien pris la tète suivant les lignes pariétojugales, d’avoir saisi convenablement le diamètre bipariétal, un doigt d’intervalle tout au plus restant entre le pôle descendant et le casque métallique (abstraction faite de toute infiltration séro-sanguine), peut lire au bout des