‹ Précis d'obstétriqueChapitre 622 sur 713 · OPÉRATION CÉSARIENNE · texte numérisé non relu

OPÉRATION CÉSARIENNE

mètre 1/2, qui ne sont pas utilisables en arrière, au niveau de l’encoche formée par l’angle sacro-vertébral et la ligne innominée.

« Il n’y a donc aucun avantage à placer le diamètre occipito-frontal de la tête en rapport avec le petit diamètre oblique agrandi par l’ischiopubiotomie, mieux vaut le mettre en rapport avec le grand diamètre oblique « Au détroit moyen et au détroit inférieur qui sont aussi très rétrécis dans le bassin de Nœgelé, l’ischiopubiolomie n’offre aucun avantage sur la symphyséotomie, car la section osseuse passe en avant de l’épine sciatique et en avant de l’ischion.

« L’agrandissement des diamètres bisciatique et ischio-sciatique obtenu par l’ischiopubiotomie est le même que l’agrandissement obtenu par la symphyséotomie; il n’est point plus considérable.

« En supposant donc que, dans certains cas de bassins de Nœgelé, on veuille obtenir l’agrandissement du bassin, comme l’ischiopubiotomie n’offre aucun avantage sur la symphyséotomie, et comme, d’autre part, elle constitue une opération plus complexe, plus difficile et probablement encore plus dangereuse, nous ne pensons pas qu’on doive y avoir recours. »

Il est d’ailleurs des observations dans lesquelles la symphyséotomie, combinée ou non avec l’accouchement prématuré, a suffi pour extraire un fœtus vivant; à propos d’une observation de cette nature, rapportée par Guéniot à la Société obstétricale de France (avril 1895), Fochier déclare que la symphyséotomie dans les cas d’ankylose d’une articulation sous-iliaque d’un côté peut fournir un notable bénéfice. La question délicate est de savoir quels sont les bassins de Nœgelé assez peu viciés pour que ce bénéfice soit suffisant et pour qu’on ne soit pas obligé de recourir à l’ischiopubiotomie pour extraire un enfant vivant et viable.

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