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MANUEL OPÉRATOIRE DE L’OPÉRATION CÉSARIENNE

rence à la partie supérieure ; généralement sous l’influence des seules pressions exercées par la tête, l’ouverture s’agrandit.

Le fœtus étant extrait, on applique une pince à forcipressure sur le cordon qu’on sectionne rapidement. Le fœtus qui naît habituellement étonné,' pâle, quelquefois même en état de mort apparente, est confié à une personne expérimentée qui doit désobstruer ses voies aériennes et l’insuffler au besoin.

Pendant l’extraction du fœtus, l’aide doit avec le plus grand soin rapprocher les bords de la partie supérieure de l’incision abdominale, de manière à empêcher la sortie de l’intestin et la pénétration des liquides dans la cavité abdominale. Si l’hémorragie est abondante, de l’autre main il embrassera fortement la partie inférieure de l’utérus, formant pour ainsi dire avec sa main une sorte de lien hémostatique.

Il est une autre précaution à prendre, capitale dans certains cas au point de vue du pronostic ultérieur ; lorsque l’enfant a souffert avant l’intervention et a commencé à rendre du méconium, il importe de bien garnir tes deux lèvres de l’incision utérine avec des compresses aseptiques. On empêche ainsi la contamination de la plaie utérine par des liquides qui commencent à se putréfier.

4“ Extraction de l’arrière-faix. — Après l’extraction du fœtus, l’utérus se rétracte, décolle le placenta qui vient s’engager au niveau de la plaie ; on le saisit à pleine main et on l’entraîne au dehors en décollant doucement les membranes.

Si le placenta n’est pas décollé, on procède avec la main à ce décollement; les tractions sur le cordon tendraient, comme dans l’accouchement normal, à produire l’inversion utérine, qui peut même ici avoir lieu spontanément. Lorsqu’il reste des lambeaux de caduque adhérents à la paroi utérine, on les détache soit avec les doigts, soit avec une éponge ou une compresse.

5® Suture de la paroi utérine. — Avant de procéder à la suture, on peut avoir à lutter contre une hémorragie plus ou moins abondante jusqu’à ce que l’utérus soit revenu sur lui-même. Le traitement prophylactique consiste à faire une injection hypodermique d’ergotine et à opérer avec rapidité, de manière à diminuer la durée de cet écoulement sanguin dont on ne peut guère modérer l’abondance. L’hémorragie qui survient au cours de l’opération césarienne reconnaît deux sources différentes : 1“ la plaie utérine ; 2® la surface au niveau de laquelle s’insère le placenta.

Contre l’hémorragie provenant de la plaie utérine, il est tout à fait illusoire de recourir à la forcipressure ; les pinces ne feraient que déchirer la paroi utérine et la mettraient ainsi dans de mauvaises conditions pour une réunion immédiate. L’aide doit faire tous ses efforts pour arrêter cet écoulement sanguin ; il peut y parvenir le plus souvent en exerçant une compression avec le pouce et l’index au niveau de la paroi antérieure de l’utérus ; si l’hémorragie est par trop abondante, il peut saisir directement avec les doigts la coupe de l’utérus, faisant ainsi de l’hémostase directe; pendant ce temps, l’opérateur glisse en arrière de l’utérus un tube de caoutchouc qu’il fait descendre aussi bas que possible et dont il réunit les deux chefs en

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