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MANUEL OPÉRATOIRE DE LA BASIOTRIPSIE

longueur, et d’une vis d’écrasement. Sa longueur totale est de 44 centimètres. Quand il est articulé et serré, sa largeur, d’un côté à l’autre, est de 4 centimètres. Si on le mesure d’avant en arrière, on trouve 4 cent. 1/2 dans sa partie la plus large, près de l’extrémité des cuillers. Son poids total est de 1200 grammes.

« La branche médiane, la plus courte, porte un perforateur quadrangulaire, qu’on fait pénétrer dans le crâne par un mouvement de rotation. Ce perforateur agit comme un alésoir et fait au crâne une ouverture arrondie. Dès que l’extrémité olivaire de ce perforateur a pénétré dans la cavité crânienne, on arrête le mouvement de rotation et l’on pousse doucement cette branche jusqu’à ce que sa pointe soit arrêtée par la résistance de la base du crâne, avec laquelle elle devra rester en contact jusqu’à la fin de l’opération.

« La branche gauche, analogue à la branche gauche d’un forceps, est ensuite appliquée comme s’il s’agissait d’un forceps, et articulé avec la branche médiane.

« Branche médiane et branche gauche sont alors rapprochées par la vis d’écrasement et broient la moitié de la tête (petit broiement). Un petit crochet maintient ces deux branches rapprochées pendant qu’on enlève la vis d’écrasement.

« La branche droite, la plus longue de toutes, est ensuite appliquée comme la branche droite d’un forceps, et la vis d’écrasement, mise de nouveau en place et en action, rapproche cette branche des deux premières (grand broiement).

« La tête est ainsi écrasée par moitié en deux broiements successifs, puis on procède à son extraction.

« Le maniement de cet instrument est d’ailleurs analogue à celui du céphalotribe et du cranioclaste de Braun, mais il leur est supérieur et offre, comparativement, de très grands avantages, si je m’en rapporte aux expériences cadavériques que j’ai faites. »

Manuel opératoire. — Il n’a guère varié depuis la description qu’en a donnée Pinard* en 1885; l’opération peut être divisée en huit temps :

1®‘' temps. Perforation. — La tête fœtale est immobilisée par les mains d’un aide, qui, pour la mieux maintenir, se met à genoux sur le lit dont on a, au préalable, constaté la solidité.

L’opérateur introduit la main gauche dans le vagin aussi profondément que possible ; il détermine approximativement le point central de la zone du bassin qu’occupe la tête fœtale. Si elle est retenue au détroit supérieur, le médius va se mettre en contact par sa face dorsale avec le promontoire, tandis que le pouce s’arc-boute derrière la symphyse. L’index est placé, par son extrémité, à peu près à égale distance du pouce et du médius; c’est au niveau de la région ainsi en contact avec l’extrémité de l’index que doit être faite la perforation (fig. 548).

Ce point de repère étant choisi, le pouce et le médius sont rapprochés de l’index et forment un canal au milieu duquel se trouve la pointe du perfora-

• Le Basiotribe Tarnier. Ann. de gyn., 1885.

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