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NOTIONS DE TÉRATOLOGIE

La tératologie comprend V étude des monstres. C’est une science de date relativement récente et dont l’évolution a suivi les progrès de l’embryologie. Les monstruosités « ont été considérées pendant longtemps, dit Dareste*, comme des faits complètement étrangers à l’ordre naturel et par conséquent à la science. — H y a peu de sujets qui aient autant excité l’imagination des hommes. Comment se produisent ces êtres toujours étranges et souvent hideux? Ce serait assurément un récit intéressant que celui de toutes les explications que l’on inventa pour en rendre compte, d’autant plus quelles n’ont pas entièrement disparu et qu’on les retrouve eneore dans les superstitions populaires. »

Nous verrons d’abord comment s’est constituée peu à peu cette science qui ne comprenant à ses débuts que la description macroscopique des monstres, a pu arriver à être très précise, par suite des connaissances basées sur l’évolution normale de l’œuf et sur l’expérimentation. Nous décrirons ensuite sommairement les principales monstruosités et nous verrons comment les recherches nouvelles de tératologie expérimentale ont pu apporter un éclaircissement sur la production des malformations. Nous no pouvons mieux faire, pour résumer en quelques pages les points principaux de la tératologie, que de suivre pour ainsi dire pas à pas M. Mathias Duval dans son article si complet intitulé : Pathologie générale de l’embryon, tératogénie, (in Traité de pathologie générale, de Ch. Bouchard) :

Historique. — La naissance d’un monstre était autrefois considérée comme un fait hors nature, comme une manifestation de colère et de menace de la Divinité. D’aueuns attribuèrent l’origine des monstres à l’accouplement entre espèces différentes, si bien qu’encore au xvu® siècle des femmes, qui avaient mis au jour des enfants monstrueux, furent brûlées pour le erime supposé de bestialité.

11 est même singulier, qu’à l’heure actuelle, quelques auteurs veuillent encore trouver des ressemblances entre differentes difformités fœtales et certains objets qui auraient frappé la vue de la mère au cours de la gestation. 11 est cependant facile d’apprécier combien est faible l’influence tératogénique des causes extérieures. Ainsi, d’une manière certaine, on peut affirmer qu’une impression déterminée ne peut produire une monstruosité correspondante, c’est-à-dire qu’il ne saurait y avoir un rapport de lorme

’ Recherches sur la •production artip,cielle des monstruosités ou essai de tératogénie expémcnlale. l’aris, C. Reinwald, éd., 1891, p. 2.

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