TREIZIÈME PARTIE
DES OPÉRATIONS GYNÉCOLOGIQUES DANS LEURS RAPPORTS AYEG LA PUERPÉRALITÉ
Depuis les progrès réalisés dans la gynécologie opératoire, un certain nombre de femmes ayant subi une opération plus ou moins grave dans la sphère génitale, deviennent enceintes. 11 importe à l’accoucheur de connaître quelle est l’influence de ces interventions antérieures sur la marche de la grossesse et la physionomie de l’accouchement. Si, dans la pluralité des cas, on n’observe pas de dystocie, il arrive, par contre, que certaines opérations, riiystéropexie vaginale par exemple, tendent à être abandonnées en raison même des complications qui en résultent pour la femme en travail. Nous allons résumer les principales notions acquises sur ce sujet pendant les dernières années en laissant de côté tout ce qui a trait à l’influence du traumatisme chirurgical pendant la grossesse et en négligeant ce qu’on observe dans les cas où une opération est pratiquée sur l’utérus ou ses annexes pendant la grossesse. Ces diverses questions ont d’ailleurs été déjà traitées partiellement aux chapitres traumatisme et grossesse (p. 690), fibromes de Vutérusfç. 982), kystes de l’ovaire (p. 990).
Nous allons simplement étudier comment se comportent la grossesse et l’accouchement pour les femmes chez lesquelles on a pratiqué avant le début de la gestation :
1® Une incision de la paroi abdominale;
2® L’ablation d’une tumeur néoplasique des annexes (kyste de l’ovaire, par exemple), ou l’ablation d’une tumeur inflammatoire (salpingite, salpingoovarite) ;
3® L’incision de la paroi utérine lors d’une opération césarienne faite au moment d’un accouchement antérieur;
4® La suture du fond ou de la paroi antérieure de l’utérus faite au niveau de la paroi abdominale {hystéropexie abdominale) ou au niveau de la paroi vaginale [hystéropexie vaginale)-,
5® Le raccourcissement des ligaments ronds (opération d’Alquié-Alexander);
6® Le curettage en dehors de la gravidité ;