HYMEN
2® Type. — L’hymen forme un repli semi-lunaire en forme de croissant (fig. 29), dont le bord convexe répond à la partie postérieure de l’orifice vaginal, dont le bord concave est plus ou moins échancré, et dont les peintes se perdent soit dans les petites lèvres, soit au niveau de la partie antérieure de l’orifice vaginal au-dessous du méat urinaire (hymen semi-lunmre).
, 3® Type. — La membrane forme un diaphragme complet (fig. 50) perforé d’un orifice dont la situation variable et les dimensions donnent naissance à de nombreuses variétés de forme.
L’orifice peut être situé : (a) au tiers antérieur du diaphragme et sur la ligne médiane; (P) au tiers antérieur du diaphragme, mais à côté de la ligne médiane (Rose) ; (y) au centre. Dans ce dernier cas il peut s’élargir aux dépens du diaphragme hyménéal qui est réduit (S) à un simple bourrelet mince, ou à un rebord à peine saillant, disposition qui n’est pas très rare et a pu faire croire à l’absence de l’hymen.
Les 2® et 5® types sont les plus communs.
Les bords de l’orifice hyménéal sont d’ordinaire irrégulièrement déchiquetés.
Anomalies. — Elles sont nombreuses. L’hymen peut être imper foré; l’orifice qui existe est imperceptible; il peut y avoir deux orifices étroits séparés par une languette médiane et antéro-postérieure ou transversale (Delens); l’hymen peut être criblé de nombreux et fins orifices. Il peut être double.
Les bords de l’orifice hyménéal peuvent être profondément déchiquetés et prendre un aspect foliacé qui l’a fait comparer à la corolle d’une fleur.
Après l’accouchement l’hymen disparaît en tant que membrane continue. La distension à laquelle il est soumis n’est pas sans s’accompagner de ruptures multiples et profondes qui l’intéressent dans toute son étendue et même souvent dépassent ses limites.
La cicatrisation isolée des lambeaux qui en résultent, et qui restent écartés les uns des autres, les pertes de substance qui suivent parfois la mortification de quelques points isolés de l’ancien hymen modifient complètement son aspect. On ne le retrouve que sous forme de tubercules, de languettes, de petits mamelons irréguliers au nombre de 2 à 5 et qui sont connus sous le nom de caroncules myrtiformes (fig. 27).
On a cru pendant longtemps à tort que ces caroncules résultaient des lésions produites pendant les premiers rapprochements sexuels. Après le premier coït, les déchirures, lorsqu’il s’en produit, sont peut-être nombreuses, mais superficielles. Les lambeaux qui en résultent restent au contact, de sorte que la forme générale de l’hymen n’en est pas modifiée et que ce dernier existe toujours, en tant que membrane (Schrôder, Budin).
Glandes vulvo-vaginales. — Les glandes vulvo-vaginales, ou glandes de Bartholin, sont deux glandes en grappe situées sur les parties latérales Je l’orifice du vagin, vers son tiers postérieur, à 1 millimètre au-dessus de l’hymen.
Aplaties, en formes d’amandes longues de 15 à 20 millimètres, elles sont
PRÉCIS d’obstétrique.