HYMEN
après un court trajet par une extrémité arrondie impcrforée qui a été comparée au gland de l’homme et qui se trouve à 1 centimètre et demi environ de la commissure antérieure de la vulve. Cette extrémité est coiffée par ’e prépuce que lui forme le dédoublement des petites lèvres.
Le clitoris est maintenu accolé au pubis par un ligament suspenseur composé de fibres élastiques insérées sur la partie médiane de la symphyse et qui, après avoir entouré comme d’un collier le corps du clitoris, descendent en bifurquant sur la vulve et le vagin et en recouvrant la face externe du bulbe et du constricteur du vagin. Farabeuf fait de ce ligament suspenseur du clitoris un point de repère dans le manuel opératoire qu’il conseille pour la symphyséotomie.
La structure du clitoris est identique à celte des corps caverneux, c’est-àdire est celle du tissu érectile : le clitoris est formé par une enveloppe fibreuse et des trabécules de tissu musculaire, il contient des artères lu'dicines qui se continuent avec les veines à l’aide de capillaires dilatés et anastomosés.
Les nerfs proviennent des nerfs honteux internes ; après avoir fourni quelques ramifications aux corps caverneux, ils se rendent au prépuce qui est surtout le siège de la sensibilité du clitoris.
3® Plan profond. — Vestibule. — Limité en haut par le clitoris, en bas par le méat urinaire, latéralement par le bord adhérent des petites lèvres, le vestibule a la forme d’une surface triangulaire. Sa muqueuse est lisse et recouvre la portion ascendante du corps du clitoris.
La muqueuse à ce niveau possède des glandes et des papilles.
Méat urinaire. — L’urèthre, qui commence au col de la vessie, se termine entre le vestibule et le tubercule antérieur du vagin par un orifice arrondi entouré souvent d’un petit bourrelet circulaire : cet orifice est le méat urinaire.
Il faut bien connaître cette situation du méat, lorsqu’on veut introduire une sonde dans la vessie. Ce point de repère fourni par le tubercule antérieur du vagin était surtout indispensable à bien connaître lorsqu’on pratiquait le cathétérisme sous la couverture sans découvrir la femme. On a renoncé à cette pratique, qui a des inconvénients au point de vue de l’antisepsie.
Hymen et orifice du vagin. — L’orifice du vagin est, chez la femme vierge, rétréci par la présence de l’hymen (fig. 26), membrane formée par un repli, ou mieux, par un prolongement de la muqueuse vaginale.
Budin n’a voulu voir dans l’hymen que l’extrémité inférieure du vagin faisant saillie entre les petites lèvres. Cette conception n’est pas absolument exacte, car tous les éléments du vagin ne se retrouvent pas dans l’hymen : les fibres musculaires y font défaut.
Profondément situé chez les petites filles, il est plus superficiel chez les adultes.
Sa forme est très variable : on peut la rapporter à trois types pi incipaux :
1®'' Type. — L’orifice hyménal se présente sous forme d’une fente médiane antéro-postérieure. L’hymen forme deux lèvres qui limitent cet orifice (HYMEN BILABIÉ, fig. 28).