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RAPPORTS DU VAGIN

Ces dimensions sont inférieures à celles admises par la plupart des auteurs qui ont voulu donner des dimensions du vagin en rapport avec la longueur du pénis en érection (15 centimètres), ce qui est une erreur : il faut tenir compte de ce fait que le vagin est extensible, s’allonge, et que d’autre part le pénis, arrêté par le pubis, ne pénètre pas complètement dans le vagin.

Les dimensions du vagin varient d’ailleurs suivant difïérentes influences : celles de la taille, de la race (les négresses auraient la cavité vaginale profonde et large), de Vâge (les jeunes füles ont le vagin court, ne mesurant queSàô centimètres; il en est de même des femmes âgées, chez lesquelles cette cavité se rétrécit).

Dans certains cas, il y a une brièveté congénitale du vagin qui ne mesure que 5 centimètres. Si le coït est répété et pratiqué à fond, l’un des culs-desac devient profond, c’est généralement le postérieur : il semble alors qu’en raison de la facilité avec laquelle on atteint le col, il y ait abaissement de l’utérus, alors qu’en réalité le col est resté en place, la cavité vaginale seule s’est creusée pour loger le pénis.

A l’état statique, le vagin doit être considéré comme une cavité vide fermée ; les parois sont accolées Tune à l’autre, de telle sorte que leurs plis s’engrènent d’une fa(;on réciproque. Sur une coupe transversale, le vagin présente l’aspect d’une fente, concave en avant, creusée en gouttière pour loger l’urèthre. Cette fente mesure 25 millimètres de diamètre transversal; elle va en s’élargissant de son extrémité inférieure à son extrémité supérieure.

Rapports. — La paroi antérieure du vagin a des rapports avec \d. vessie et Vurèthre sur une longueur de 3 centimètres environ pour chacun de ces organes.

Ces rapports avec la vessie (fig. 32) existent au niveau de la base de la vessie (trigone), des uretères et d’une petite partie de la vessie située en arrière; du trigone. La paroi antérieure du vagin est séparée de la paroi vaginale ou mieux lui adhère par du tissu cellulaire assez lâche : l’épaisseur de cette cloison vésico-vaginale est de 1 centimètre environ.

Les rapports du vagin avec Vurèthre sont plus intimes ; au niveau de son quart supérieur, ce conduit est entouré d’un tissu cellulaire serré et plus dense que celui de la cloison vésicale : « dans le reste de son étendue l’urèthre se confond avec la paroi vaginale antérieure et fait coi’ps avec elle » (Charpy); cette masse dense, de plus de 1 centimètre d’épaisseur, constitue la cloison uréthro-vaginale.

La paroi postérieure du vagin est en rapport avec le rectum : de cet adossement résulte la cloison recto-vaginale. Les deux parois de cette cloison sont séparées chez certains sujets en haut par le péritoine qui constitue le cul-de-sac de Douglas, plus has par du tissu cellulaire lâche, dans son quart inférieur par des muscles du périnée.

Les parties latérales du vagin sont en rapport avec un vaste plexus veineux qui enveloppe en quelque sorte cette cavité ; elles sont en contact avec la base des ligaments larges, le tissu cellulaire sous-péritonéal, les uretères, l’aponévrose périnéale supérieure, le releveur de l’anus.

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