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COPULATION OU COÏT

volumineux se redresse; quant au col, il n’esl nullement déinonlré qu’il s’entr’ouvre pour recevoir le liquide spermatique. Le bulbe de l’ovaire augmente de volume et, d’après certains auteurs, le pavillon de la trompe s’appliquerait sur l’ovaire.

Le pénis, en état d’érection, pénètre dans le vagin : par des mouvements de va-et-vient, il exerce et subi à la fois un frottement mécanique au niveau des bords de la vulve et des parois vaginales. L’intensité de l’érection s’en trouve accrue, en même temps que s’exalte la sensibilité des organes La sensation voluptueuse arrive ainsi à un certain degré et l’éjaculation a lieu.

C. Éjaculation. — Le sperme, qui, dans l’intervalle de deux rapports sexuels, s’est accumulé dans les vésicules séminales, en est chassé au moment de l’éjaculation par la contraction de ces réservoirs.

Arrivé dans l’urèthre, il est projeté, mélangé aux liquides sécrétés par la prostate et les glandes de Cowper, au fond du vagin et peut-être quelquefois dans le col béant de l’utérus, par les contractions rythmiques des muscles du périnée et en partièulier par celles du bulbo-caverneux.

La sensation voluptueuse atteint alors ses dernières limites.

Chez l’homme, la moyenne d’une éjacnlation est de 3 centim. cubes 575; la quantité de spermatozoïdes est de 60.876 par millimètre cube.

Chez la femme il n’y a pas d’éjaculation véritable. 11 n’y a le plus souvent qu’une excrétion plus active des glandes de Bartholin et des autres glandes des muqueuses génitales.

Cependant, chez certaines femmes, le liquide sécrété par les glandes de Bartholin peut s’échapper avec force en un véritable jet.

Du sperme. — Au moment de l’éjaculation, la sécrétion testiculaire est mélangée avec les liquides sécrétés par les vésicules séminales, la prostate, les glandes de Cowper. Il est clair, filant, avec de petites masses blanches, et possède une odeur sui generis.

Le sperme recueilli dans le canal déférent est pur. C’est un liquide inodore, épais, hlant, d’une couleur blanchâtre ou légèrement ambrée.

11 contient des éléments anatomiques particuliers, les spermatozoïdes, qui en sont les parties fécondantes.

Avant d’étudier plus complètement le sperme, il est utile de rappeler les dilférentes étapes qui ont peu à peu conduit aux connaissances actuelles sur la véritable nature du sperme. Pendant longtemps on admit avec Fabrice d’Acquapendente, que dans la semence du mâle, ce qui agissait, ce qui fécondait, c’était une vapeur subtile, Vaura seminalis. En 1677, Louis Ham, élève de Leuwenhœck, découvrit dans le sperme des corps animés, les spermatozoïdes . Cette importante notion n’arriva cependant pas à renverser l’idée fausse qu’on se faisait de l’action du sperme : on admit que les animalcules spermatiques, en se mouvant, étaient destinés à agiter le sperme et facilitaient ainsi le dégagement de Vaura seminalis.

En 1785, Spallanzani, par une expérience des plus intéressantes, démoli* l’hypothèse de Fabrice d’Acquapendente : il recueillit dans une cupule du sperme de grenouille mâle et, dans une autre, des œufs de grenouille femelle.

COPUIATION OU COÏT.

Ces derniers étant adhérents, il renversa la cupule qui les contenait sur l’autre; malgré ces excellentes conditions pour le dégagement de Vaura seminalis, aucune fécondation n’eut lieu. Spallanzani remarqua qu’il fallait au contraire, pour que la fécondation se produisît, qu’il y eût mélange intime et contact direct de deux éléments ; mais il ne vit pas le rôle important que jouent à ce point de vue les spermatozoïdes.

Ce rôle fut démontré en 1821 par les expériences de Prévost et Dumas, qui fdtrèrent du sperme à travers du papier ; ils virent qu’après filtration sur une ou deux feuilles de papier, le sperme était encore fécondant, mais qu’il cessait de l’être lorsqu’on se servait de trois feuilles. Ils supposèrent même que le spermatozoïde pénétrait en entier dans l’œuf et devenait l’origine du système nerveux du futur embryon.

Jusque vers 1840, on considérait le spermatozoïde, comme un organisme d’ordre inférieur, comme un infusoire ayant un tube digestif, un système nerveux : c’était un embryon en petit, un homunculus. Les uns lui décrivaient une bouche et un suçoir; les autres un anus (Valentin). Pouchet (de Rouen) lui découvrait des circonvolutions intestinales et Gerber n’hésitait pas à décrire ses organes génitaux. Duvernoy, Lallemand et Kolliker « réagirent contre la doctrine de l’animalité des spermatozoïdes et les considérèrent comme des particules élémentaires des tissus vivants * » .

En 1875, Schweigger Seidel décrit le spermatozoïde comme une cellule : on le colorant il a vu que la tête se colore comme un noyau ; la partie initiale de la queue représente le protoplasma. Le spermatozoïde complètement développé mesure 0'““,05 de longueur.

A la suite des travaux de Jensens, Ballovitz, Prenant (de Nancy), etc., on décrit actuellement quatre parties dans le spermatozoïde :

1® Une tête; 2“ une portion intermédiaire, ou segment intermédiaire; 5“ une queue ou segment principal ; 4® un segment terminal ou üagellum.

1® La tête ou bouton céphalique est constituée en partie par F un noyau enveloppé d’une masse de protoplasma qui va en s’allongeant, et d’où part le filament spiral. Cette tête est lôrmée de chromatine condensée, sans réseau, qui se colore i fortement par les couleurs d’aniline ; à la partie inférieure de { la têtf) se trouve une petite partie qui' se colore très peu : c’est /

le bâtonnet céphalique, formé par un reste de protoplasma de ^

la cellule spermatoblastique. ?

2“ Le segment intermédiaire peut être décomposé en deux ( parties : Fig. 34.

a. Une partie centrale qui constitue le filament axile central. Spermatozoïde.

b. Une portion périphérique composée de protoplasma, qui

se continue avec le filament spiral, lequel décrit des tours de spire d’autant jtlus rapprochés que le sperme est d’âge plus avancé.

Ces détails sur la composition du segment intermédiaire ont été étudiés

* (i. Balbiaw. Leçons sw' la (jcnéralion des vertébrés, 1879, p. 142.

FECONDATION

sur les spermatozoïdes du rat et du cheval. Prenant les a retrouvés sur les spermatozoïdes de l’homme, alors qu’ils sont encore en voie de développement.

5® La queue ow segment principal \\ e'èi pas, comme on l’a cru longtemps, formée par un seul cil volumineux qui va en s’effilant ; elle peut être décomposée en 7 ou 11 filaments qui sont comme des cils vibratiles accolés, soit par la dissociation dans l’alcool au 1/5 (Ranvier), soit par l’imhibition par l’eau (Ballowitz).

4“ Le segment terminal ou jlagellum est constitué par le filament axilc ; il est si mince qu’il n’a pu encore être dissocié en plusieurs fibrilles. C’est lui qui sert à la locomotion du spermatozoïde, lequel parcourt 2 millimètres 1/2 à la minute. Le spermatozoïde peut conserver ce mouvement pendant plusieurs jours, au milieu des organes génitaux de la femme.

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