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FECONDATION ARTIFICIELLE

l’altération des liquides des organes génitaux devenus impropres à entretenir la vitalité des spermatozoïdes.

Les mouvements des spermatozoïdes s’arrêtent, en offet, au-dessous do 10 degrés et au-dessus de 50. Cependant Mantegazza a pu faire congeler du sperme humain et voir, après l’avoir fait dégeler avec précaution, les spermatozoïdes reprendre leurs mouvements. Parmi les substances chimiques les unes favorisent, les autres entravent ou même abolissent ces mouvements.

Les acides sont dangereux pour les spermatozoïdes. « Les acides chlorhydrique et acétique les tuent à la dose de 1 pour 7 500 d’eau. Il en est de même pour toutes les substances qui coagulent le liquide dans lequel ils se trouvent.... La salive, le tannin, la créosote, sont également toxiques pour les éléments reproducteurs. Il en est de même des anesthésiques, alcool, éther, chloroforme. Toutefois lorsqu’on emploie des solutions faibles on peut ralentir leurs mouvements assez progressivement pour qu’ils fécondent encore des œufs.

« L’eau pure, surtout l’eau distillée, est un poison violent pour les spermatozoïdes des animaux supérieurs et de l’homme.... Certains sels métalliques tuent instantanément les éléments spermatiques, même à doses très minimes. Ainsi, il suffit pour cela de un dix-millième de bichlorure de mercure. Au contraire, leur vitalité est conservée et même augmentée par les préparations alcalines, telles que les chlorures ou azotates alcalins à la dose de 1 pour 100. Leurs mouvements ayant déjà disparu, on les voit renaître sous l’influence de liquides contenant du sucre, de l’albumine, ou de l’urée en proportion de 10 à 30 pour 100 d’eau, de phosphate de soude ou de chlorure de sodium à 1 pour 100. Le mélange le plus actif serait, d’après Kôlliker, de 150 parties de sucre et de 1 de potasse ou de soude pour 1 000 d’eau*. » (De Sinéty.)

De la fécondation artificielle. — Hunter, le premier, conseilla pour remédier à la stérilité dans l’espèce humaine de recourir à la fécondation artificielle qui, entre les mains de Jacobi (1765), Spallanzani (1770) et de Rossi (1782), avait donné chez les animaux des résultats positifs.

Elle n’est indiquée que pour faciliter la rencontre de l’ovule et du spermatozoïde en remédiant à l’obstacle qui, soit chez la femme (déviations, flexions de l’utérus, difformité du col, etc.), soit chez l’homme (épispadias, hypospadias, etc.) s’oppose à cette rencontre.

L’opération consiste essentiellement à injecter dans la cavité utérine du sperme recueilli dans le vagin immédiatement après le coït.

Il va de soi, qu’avant de l’exécuter il est indispensable de s’assurer au préalable par l’examen microscopique que le sperme contient des spermatozoïdes bien vivants.

Le produit de l’éjaculation recueilli soit dans un condom (Gourty), soit dans le vagin à l’aidede l’hystéromètre creux, construit dans ce but par Pajot,

* De la slérililé chez la femme et de son traitement. Paris, J. Rueiï, 1892.

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