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CORDON OMBILICAL

son calibre varie d’ailleurs : il est tantôt grêle, tantôt volumineux, ce qui tient à la plus ou moins grande abondance de la gélatine de Wharton.

Sa surface est polie par suite du revêtement que lui forme l’amnios et irrégulière à cause des saillies formées par les sinuosités et l’enroulement des vaisseaux qui le constituent.

Longueur. — Sa longueur est variable, elle est en moyenne de 50 centimètres; elle est parfois exagérée et atteint, exceptionnellement, 1 mètre à l'",50, 2 mètres et même 3 mètres de longueur. Elle peut être, au contraire, au-dessous de la moyenne : le cordon n’a plus que 25, 20, 15 et même 10 centimètres {brièveté naturelle du cordon).

Quelquefois le cordon, de longueur normale, se trouve raccourci par suite de son enroulement [circulaires) autour du cou ou même autour d’un membre du fœtus ; c’est la brièveté accidentelle. Dans les cas exceptionnels où le cordon manque et où le fœtus est pour ainsi dire greffé directe* ment sur le placenta, le fœtus présente des vices de conformation.

Insertion ombilicale. — Au niveau de l’insertion fœtale, ombilicale du cordon, la peau se relève et forme un petit repli de quelques millimètres à 1 centimètre qui s’unit sans interruption avec la gaine amniotique. Lorsque ce repli cutané est accusé, il forme après la chute du cordon, un petit bourrelet saillant pris souvent à tort pour un commencement de hernie : il importe, en tout cas, au moment de la ligature du cordon, de ne point appliquer le fil au niveau de la peau, de crainte de produire du sphacèle et une plaie consécutive. Chez certains fœtus monstrueux, le cordon aboutit à la tête ou à une partie quelconque du tronc au lieu de s’insérer à l’ombilic.

Insertion du cordon sur le placenta. — Le cordon s’insère d’autre part en un point variable de la surface fœtale du placenta : tantôt et le plus habituellement au centre [insertion centrale, fig. 74), tantôt près du bord ou tout à fait sur le bord [insertion marginale, fig. 75).

Parfois le cordon s’insère sur les membranes [insertion vélamenteuse,

COr.DON OMBILICAL.

fig. 76 et 77), de telle sorte que les vaisseaux ombilicaux, au lieu d’être en un seul faisceau, cheminent séparément dans l’épaisseur des membranes avant d’arriver au placenta ; cette disposition anatomique peut faire commettre une erreur : lorsque les vaisseaux du cordon passent au niveau de la poche des eaux, leurs battements peuvent être pris pour ceux du cordon faisant procidence ; en outre la rupture des membranes à ce niveau expose à la déchirure d’un vaisseau.

La fig. 77 représente un placenta dont le cordon s’insère sur les membres ; à partir de cette insertion les vaisseaux cheminent à la surface des membranes. Deux d’entre eux passent au bord de l’orifice de sortie du fœtus.

Torsion. — Le cordon n’est

pas simplement airondl . d insertion vélavienteiisa du cor ’on est lordu sur lui-même

(fig. 78) et le sens de la torsion est le plus souvent à ^

gauche, en partant de l’o mbilic vers le placenta, c’està-dire que

la spirale qui représente la torsion va de la lace antérieure du cordon vers la partie latérale gauche, passe en arrière du cordon puis à droite, et revient en avant (Nægele, Tarnier, Neugebauer, Hecker). Le nombre de tours de spirale est variable ; il y en a quelquefois trois, quatre, huit, dix et même quinze ; la torsion peut même être plus considérable et devenir pathologique. Dans d’autres cas, c’est à peine si il y a un tour de spire. Les tours de spire sont quelquefois mal accusés • il est alors difficile d’en déterminer le nombre et la direction.

Fig. 77. — Face lœlale du i)iacenta.

Insertion vélamenteuse du cordon.

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