‹ Précis d'obstétrique. Ptie. 1Chapitre 2 sur 173 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

CONSIDÉRATIONS SUR L'ANATOMIE ET LA PHYSIOLOGIE DE L'APPAREIL GÉNITAL DE LA FEMME

Suivant l'ordre des phénomènes physiologiques, nous étudierons successivement les organes qui sont le siège de Y ovulation, de la menstruation, de la copulation, de la fécondation ; mais au préalable nous devons jeter un coup d'œil d'ensemble sur la situation topographique de l'appareil génital de la femme.

Les organes génitaux internes de la femme sont entièrement contenus à l'état de vacuité, dans la partie du bassin qui porte le nom de petit bassin (pelvis), ou excavation pelvienne. Formé par la réunion de quatre os : le sacrum, le coccyx et les deux os iliaques, le pelvis constitue une ceinture qui, par en haut, se continue avec le grand bassin et communique ainsi avec la cavité abdominale, qui, par en bas, est fermée par le périnée que traversent le rectum, Furèthre et les organes génitaux externes.

Cette ceinture osseuse joue, vis-à-vis des organes génitaux, un rôle de protection et de soutien. Elle livre passage au fœtus au moment de l'accouchement. Nous l'étudicrons en détail surtout à ce dernier point de vue (voy. p. 258).

['oui- se faire une idée d'ensemble des rapports des organes génitaux

PRÉCIS D'onSTÉTRIQUK. \

avec l'excavation pelvienne, on peut se contenter de regarder leur disposition lorsque, l'abdomen étant largement ouvert el les intestins relevés, on meta découvert l'entrée du bassin (fig. "2).

On voit alors (fig. 2) que les organes contenus dans l'excavation, vessie V, utérus H, trompes, ovaires, rectum II, soûl recouverts en grande partie par le péritoine P, qui, en passant des uns aux autres el en se réfléchissant ensuite sur la paroi du bassin, relie ces organes cuire eux el les fixe plus ou moins directement aux parois de l'excavation.

En examinant les choses de [dus près, on voit que le péritoine P forme

Fijr. i — Coupe du bassin pratiquée au-dessous du détroit supérieur et parallèlement à lui.

(Schéma.).

par son adossement à lui-même, en dehors des bords latéraux de l'utérus, une cloison LL, qui de l'utérus se porte à droite et à gauche sur la paroi latérale de l'excavation. L'utérus U est enclavé en quelque sorte entre les deux feuillets péritonéaux (fig. 1).

lue coupe médiane antéro-postérieure (fig. 2) montre que le péritoine P, descendu de la paroi antérieure de l'abdomen, passe, soulevé qu'il est par l'ouraque, sur le sommet de la vessie V, tapisse la région postérieure el latérale de ce réservoir, de là se réfléchit en formant un cul-de-sac (cul-de-sac vésico-utérin), et remonte sur la partie supérieure de la portion sus-vaginale du col.

Il en résulte que le bas-fond de la vessie se trouve dépourvu de péritoine, en rapport immédiat avec la partie inférieure du col utérin. Le péritoine s'élève ensuite en tapissant toute la paroi antérieure de l'utérus

U, son fond, sa face postérieure et celle de la région sus-vaginale du col, jusqu'à l'insertion du vagin sur la paroi postérieure duquel il descend dans une étendue de 5 centimètres environ1. Là, le péritoine se réfléchit

Fig. 2. — Coupe médiane antéro-postérieure du bassin destinée a montrer le trajet du péritoine,

de nouveau et forme le cul-de-sac de Douglas ou recto- utérin, en remontant sur la paroi antérieure du rectum R.

1 Ces rapports du cul-de-sac postérieur .lu péritoine avec la paroi poslérieure du vagin sont classiques; il semble cependant que le péritoine ne descende pas toujours aussi bas. Une coupe vov. fig. 154), l'aile par l'un de nous sur le cadavre congelé d'une femme morte presqu'au Icrme, montre que le cul-de-sac péritonéal postérieur es1 séparé du cul-de-sac vaginal postérieur

PM étendue d'un ce aètre environ; la paroivaginale poslérieure n'est pas du (oui eu

rapport avec le péritoine. - D'ailleurs la figure 2 est schématique el n'indique pas le niveau aue quel descend en avant le péritoine par rapport à la symphyse chez une femme près du terme dsagrossesse: nous étudierons à propos de la symphyséotomie, d'une manière plu- précise, l'ana tonne topograpluque de celle région sus-pubienne.

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