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CORDON OMBILICAL

ùiveau de la peau, de crainte de produire du sphacèlc et une plaie. Chez certains fœtus monstrueux, le cordon aboutit à la tète ou à une partie quelconque du tronc au lieu de s'insérer à l'ombilic.

Insertion du cordon sur le placenta. — Le cordon s'insère d'autre par! n un point variable de la surface fœtale du placenta : tantôt et le plus

Fig. 59. — Face fœtale du placenta. Insertion Fig. OU. — Face fœtale du placenta. Insertion du cordon au centre du placenta. . marginale du cordon.

habituellement au centre (ins. centrale, lig. 59); tantôt près du bord ou tout à fait sur le bord (ins. marginale).

Parfois le cordon s'insère sur les membranes (ins. vélàmenteuse, fig. 61), dételle sorte que les vaisseaux ombilicaux, au lieu d'être en un seul faisceau, cheminent séparément dans l'épaisseur des membranes avant d'arriver au placenta; cette disposition anatomique peut faire commettre une erreur lorsque les vaisseaux du cordon se trouvent ainsi sur la poche des eaux, leurs battements peuvent être pris pour ceux du cordon faisant procidence; en outre la rupture des membranes à ce niveau expose à la déchirure d'un vaisseau.

GHOSSESSE OU GESTATION.

Torsion. - Le cordon o'est pas simplement arrondi : il est lordu sur lui-même (fig. 58) et le sens de la torsion est le plus souvent à gauche, en partant de l'ombilic vers le placenta, c'est-à-dire que la spirale qui représente la torsion pari «le h lue,, antérieure du cordon sur la partie latérale gauche, passe en arrière du cordon à droite, ei revieni en avant

(Nœgelé, Tarnici', Neugebauer, lleckcr) . Le nombre, do tours de spirale est variable; il y a quelquefois trois, quatre, huit, dix el mêmequinze tours de spirale; la torsion peut môme être plus considérable et devenir pathologique. Dans d'autres cas, c'est à peine s'il y a un tour de spire. Les tours de spirales sont quelquefois mal accusés : il est alors diflicile d'en déterminer le nombre et la direction.

La torsion consiste dans un enroulement des deux artères accolées autour de la veine moins sinueuse (Hyrtl el Ber ger); nombre d'hypothèses ont été émises pour donner la cause de cette torsion : mouvements giratoires de l'embryon, développement des vais seaux plus rapide que celui de la gaine qui les contient :

volume de la veine plus grand que celui des artères ombilicales, développement plus grand d'une artère ombilicale formée par une artère iliaque primitive plus volumineuse.

Nodosités. — Outre l'enroulement des vaisseaux, le cordon présente parfois des nodosités plus ou moins régulières : elles sont dues soit à une accumulation de la gélatine de Wharton, soit à l'entortillement, à la saillie formée par un ou plusieurs de ces vaisseaux, quelquefois à ces deux causes réunies..

Nœuds. — En outre, on trouve parfois sur le cordon de véritables nœuds ; il peut même exister deux ou trois nœuds sur le même cordon :

Fig. 61. — Face fœtale du placenta. Insertion vélamenteuse du cordon.

CORDON OMBILICAL. j,7

ces nœuds sont simples on compliqués ; ils n'ont d'importance que lorsqu'ils sont trop serrés et peuvent alors interrompre plus ou moins complètement la circulation dans le cordon et amener la mort du fœtus.

Structure. — Le cordon est formé de deux artères et d'une veine engainées dans Yamnios et entourées d'une substance muqueuse appelée longtemps gélatine de Wharton.

Les artères ombilicales cheminent côte à côte autour de la veine, en formant des tours de spire en nombre variable ; elles renferment des valvules constituées par l'épaisseur des parois repliées à leur intérieur; à un certain nombre de ces valvules correspondent extérieurement des rétrécissements brusques du vaisseau; il existe cependant des valvules en dehors de ces points rétrécis.

C'est surtout au niveau de la partie contournée de ces vaisseaux et au voisinage du placenta que se trouvent les valvules; elles ont la forme de replis semi-lunaires; l'un des bords adhère au vaisseau et l'autre bord concave est libre ; les extrémités du croissant se réunissent parfois pour former une espèce de diaphragme percé plus ou moins près de son centre. Outre les rétrécissements qui existent sur les artères au niveau des valvules, elles présentent des parties rétrécies allongées en forme de collets ; dans leur intervalle on trouve au contraire des dilatations.

La veine est deux ou trois fois plus volumineuse que chacune des artères ombilicales ; son calibre est régulier, ne présente ni dilatation ni rétrécissement; cependant au niveau des valvules il existe généralement une dépression. Les valvules sont moins développées que dans les artères ; ce ne sont même pas réellement des valvules, mais plutôt de simples replis semi-lunaires (Berger), puisqu'elles ne peuvent pas fermer complètement la lumière du vaisseau.

Les anomalies des vaisseaux ombilicaux sont exceptionnelles ; cependant on trouve parfois deux veines au lieu d'une, ou bien un cordon formé d'une veine et d'une ou de trois artères. Les vaisseaux en nombre normal peuvent se bifurquer prématurément; tantôt cette bifurcation persiste jusqu'au placenta; tantôt elle disparaît et le vaisseau se reconstitue en un tronc unique ; sur un cordon observé par Tarnier et Pinard, la veine et l'une des artères ombilicales s'étaient dédoublées sur un point de leur trajet et redevenaient uniques au-dessus et au-dessous de ce point.

La gélatine de Wharton est formée par du tissu conjonctif muqueuv qui n'est autre que le tissu conjonctif allantoïdien ; d'après J. Renaut, le tissu muqueux du cordon est formé par un réseau de fibres conjonctives, tapisse de cellules plasmatiqûes multipolaires; il ne diffère guère du tissu conjonctif lâche que par la présence de la mucine qui distend ses mailles/

PRÉCIS D'OBSTÉTRIQUE. 1 rj

GHOSSESSE OU GESTATION.

La substance gélatineuse qui entoure les vaisseaux présente une structure alvéolaire assez serrée.

Certains observateurs, en particulier Garl Ruge, ont trouvé dans le cordon des Fœtus peu âgés, non seulement des restes de vaisseaux vitellins, mais de véritables vasa propria, provenant des vaisseaux ombilicaux.

Les vaisseaux lymphatiques, décrits par Fohmann, sont niés par la

plupart des auteurs.

Quelques observateurs auraient vu des fileté nerveux provenant des plexus hépatique et hypogastrique et se rendant aux vaisseaux.

Du placenta. — Le placenta [délivre, gâteau placentaire, arrière-faix) est tonné chez la femme par une masse mollasse, régulièrement arrondie, de couleur rougeàtre, plus épaisse au centre qu'à la périphérie.

11 présente à étudier deux laces et une circonférence.

Face utérine. — La face utérine (fig. 62) est légèrement convexe ; débarrassée du sang, coagulé ou non, qui la recouvre souvent après l'expulsion du placenta, cette face est d'une coloration rougeâtre plus ou moins foncée suivant certaines circonstances ; elle est recouverte par une couche très mince de caduque utéro-placentaire qui pénètre dans les sillons de séparation des cotylédons, et les unit ainsi les uns aux autres; cette face est en effet divisée en un certain nombre de cotylédons (S, 1U, 11) plus ou moins apparents. La consistance de cette face est mollasse pâteuse.

Face fœtale. - La face fœtale est lisse, de coloration blanchâtre, recouverte par le chorion et l'amnios et forme une partie de la cavité qui contient le liquide amniotique et le fœtus; le cordon s'y insère en des pointsvariables,généralementau.centre(voykp.95);decepomtdinsertion

les vaisseaux du cordon s'irradient sur cette face fœtale pour pénétrer en différents points, après avoir cheminé entre le chorion et 1 amnios dans e tissu interannexiel de Dastre. L'amnios se laisse facilement détacher de tout, la surface fœtale du placenta jusqu'à son insertion au pourtour du cordon :

Fig. 02. — Placenta vu par sa face utérine.

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