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SONDES INTRA-UTÉRINES

Il ca est d'autres, qui répondent au même but, celui d'assurer le letour du liquide, et qui ne sont pas à proprement parler des sondes à louble courant , puisqu'elles ne renferment pas de conduit distinct pour le Retour du liquide.

Ainsi, la sonde de Pajot se compose d'une gouttière, dont la coupe a la Lrmc d'un demi-anneau; elle loge un canal cylindrique qui sert de con-

Kig. 120. — Sonde de Doléris ouverte el fermée.

duite à l'eau de l'injection et se termine dans une tète mobile percée de trous et qui, au moyen de vis, fixe le tube à la gouttière. Le courant de retour se fait entre le canal central et la gouttière de cette sonde.

Budin a imaginé une sonde (fig. .119) qui ressemble à une sonde arrondie dont on aurait refoulé une partie de la paroi vers la cavité centrale; une coupe perpendiculaire à la surface ne donne pas la figure d'un cercle, mais celle d'un fer à cheval (d'où le nom de la sonde) (fig. 118). Le liquide, après avoir pénétré dans l'utérus, peut sortir de la cavité de cet organe en suivant la dépression profonde qui existe le long de la sonde et qui est formée par la courbure la plus petite du fer à cheval.

L'orifice interne peut s'appliquer sur la sonde au moment de la contraction utérine : il reste toujours au niveau de l'anneau musculaire qui étreint l'instrument une ouverture pour l'écoulement du liquide. Tarnier, tout en trouvant cet instrument ingénieux, se demande « si la muqueuse du col de l'utérus ne bouche pas le canal de sortie et n'empêche pas le retour du liquide »; il lui reproche en outre d'être difficile à asepsier, et préfère les sondes de verre, construites sur le même modèle dont se sert Ihampetier de Ribes.

Cette soude, comme celle de Hubert (de Louvain), de Collin, de Cordes, a une forme invariable; il est d'autres sondes qui sont dilatatrices, c'està-dire qui permettent d'agrandir l'espace servant au retour du liquide.

DE L'ANTISEPSIE OBSTÉTRICALE.

Ainsi, la sonde de.Doléris (fîg. 120) se compose d'un tube unique en m^ta1' recourbé à la façon d'une pince; les branches de la pince seul fbrl mées de deux conduits demi-cylindriques qui peuvent être mis au contacï par leur face interne; à leur extrémité libre se trouvent les orifices de sortie; ces deux conduits communiquent entre eux au niveau de leur coJ dure, à la surface convexe de laquelle se trouve un téton creux qui

Fig. 121. — Sonde inlra-ulérine de Mathii

s'adapte au conduit de caoutchouc. La sonde est introduite fermée, c'est-àdire les deux branches étant juxtaposées; un mécanisme très simple, placé près de l'extrémité extérieure de la sonde, permet d'en écarter les branches une fois introduites dans la matrice, à la façon des branches d'un dilatateur, et de les maintenir à l'écartement voulu. Le segment infé rieur de l'utérus reste ouvert : il existe ainsi une voie de retour aussi large que possible, au liquide injecté, ainsi qu'aux débris solides contenus dans l'utérus, ou même dans le vagin. C'est un lavage à grande eau du conduit utéro-vaginal maintenu béant.

Mathieu a également fabriqué une sonde (fig. 121) qui, grâce à un robinet régulateur, permet de ne débiter que la quantité d'eau que l'écartement des deux branches permet d'évacuer.

Sur les indications de Tarnier, Collin a construit récemment un modèle analogue à celui de Hubert (de Louvain) : elle se compose d'une sonde en métal, terminée par une extrémité arrondie qu'on peut dévisser et qui est percée de deux yeux latéraux; le long de cette sonde, lui formant une sorte de gaine, se trouvent deux arcs métalliques mobiles, qui peuvent être rapprochés ou écartés de la sonde à volonté. « Pour introduire l'instru-: ment, on met ces arcs en contact avec la sonde; puis, quand celle-ci a pénétré dans l'utérus, on actionne la vis et les arcs s'écartent en arrière, en créant un intervalle qui servira au retour du liquide. L'écartement est d'un centimètre sur presque toute la longueur de la sonde, et une cou-

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