GAIGNE
limètres au-dessus du bord libre de la lèvre. On obtient ainsi deux petits lambeaux latéraux, mobiles, et à base inférieure adhérente. Ces lambeaux rabattus, on réunit les surfaces avivées, puis les petits lambeaux, dont les surfaces saignantes se trouvent en contact; on obtient ainsi, au lieu d'une encoche au point de réunion, une petite saillie dont on peut exciser, soit immédiatement^ soit plus tard, la partie exubérante.
3^ Procédé de Henry (de Nantes). — C'est le procédé précédent, dans lequel Tavivementse fait obliquement d'avant en arrière, en empiétant davantage d'un côté sur la peau, de l'autre sur la muqueuse des bords de la brèche labiale. On
obtient ainsi des surfaces saignantes plus larges, et'leur obliquité favorise la soudure et expose moins aux déplacements pendant la cicatrisation;
4° Procédé de Nélaton. — L'avivement se fait comme précédemment, mais au lieu de tailler un petit lambeau sur chaque lèvre de la perte de substance, on laisse ces lambeaux réunis par leur sommet. On obtient ainsi une sorte de V à pointe supérieure, que l'on renverse de façon à amener sa pointe en bas. On réunit ensuite les surfaces avivées.
5"* Procédé de Giraldès (fig. 4 58-1 59). — Du côté gauche de la brèche labiale, on avive de bas en haut, en laissant adhérent à son extrémité supérieure le petit lambeau détaché. Du côté droit, l'avivement se fait au contraire de haut en bas, le lambeau restant attaché à la lèvre par son extrémité inférieure. Du même côté, à la partie supérieure de la surface
Fig. 158. — Bec-de-lièvre. Procédé de Giraldès. Tracé des incisions.
AUTOPLÀSTIES
avivée, immédiatement au-dessous delanarine, on fait une incision horizontale conduite de dedans en dehors. Le lambeau de
gauche relevé vient s'appliquer
sous Taile du nez du côté droit;
le lambeau de droite sert à for-
C i^>k,^0^"^ racr le bord libre de la lèvre,
il.A en s'abaissant pour être suturé
avec le côté gauche (fig. 159).
B. — Bec-de-lièvre simple, bilatéral.
Fig. 159. — Bec-de-lièvre. Procédé de GiRALDÈs. Suture.
L'avivement se fait suivant un des procédés indiqués, si le tubercule médian est bien développé, et présente la même hauteur que le reste de la lèvre. Si, au contraire, ce tubercule est incomplètement développé, on peut recourir au procédé
suivant imaginé par Simon et décrit par DuhrtieiL De Teirtrémité supérieure de la scissure, on fait de chaque côté partir une incision courbe qui contourne Taile du nez. Du point où chacune de ces incisions se termine en haut, on conduit une incision légèrement convexe en haut et en dehors, et se terminant au-dessus des commissures. Ces incisions donnent deux lambeaux qu'on mobilise en divisant la muqueuse qui les attache au maxillaire supérieur.
Les bords internes des lambeaux qui correspondaient à Taile du nez sont mis en rapport avec les bords latéraux du bourgeon médian préalablement avivés, et réunis par la su" ture. Les portions latérales de la nouvelle lèvre se trouvent dépasser encore en bas le bourgeon médian. On attend, pour compléter la résultat, que la réunion des parties mises en rapport par la première opération soit complète. Alors on
Fig. 160. — Bec-de-lièvre double.
Procédé de Simon. Premier temps.