II. — Sondes en caoutchouc
Faites en gutta-percha, à parois trèsépaisses et douées d'une grande flexibilité*, ces sondes sont très-commodes pour vider Fie. 842.— Sondes la vessie quand le canal est sain. Le peu à béquille. d'altérabilité de leur tissu les rend pré-
cieuses, comme, sondes à demeure. Leur calibre intérieur
SONDES DE CAOUTCHOUC 6\'i
est faible, el le canal dont elles^sont creusc's se termine à près d'un centimètre en deçà de leurexlrémtté vésicale consliluée par une masse compacte de caoutchouc. L'œil est latéral et h 3 oui millimètres en avant de l'extrémité du canal.
Pour faire parvenir cette sonde dans la vessie, on l'enduit de Liane d'œuf, et relevant la verge, on l'y introduit, et on la pousse directement devant soi. Si l'urèlhrè ne présente pas d'obstacle brusque, l'instrument progressR peu à peu, sans que la main qui le guide en ait conscience. Son bec suit la pai'oi, et par son élasticité se redresse et se plie aux courbures de l'urèllire. La sortie de l'urine indique seule que la sonde est dans la vessie.
.Mais pour peu que le canal soit barré par un des obstacles normaux, au collet du bulbe, ou au col vêsical, la sonde vient directement buter contre l'obstacle et cesse d'avancer. Il devient alors indispensable de la munir d'un mandrin à grande courbure qui la transforme en sonde rigide, et oblige à suivre la manœuvre de ces inslrutncnïs. Cependant avec ces sondes , comme avec les sondes de gomme flexibles , on peut, lorsque l'obstacle est franchi par le bec, retirer doucement le mandrin avec la inain droite, pendant que la main gauche Fia. US. -— Sonde pousse l'instrument en avant, ou bien main- de oatmtcliouc, tenir le mandrin immobile , pendant que la sonde, suivant la courbure qui lui est impi-imée, continue de cheminer-vers la vessie.
III, —Bougies de pclit Jiiimèlre.
Ces bougies construites en gomme ou en baleine, droites ou légèrement courbes, à extrémité conique ou olivaire plus ou
(il i CATHBTbtUS.\ll:: DE L'UKÈllilil!:
moins infléchie, doivent offrir assez de résistance pour donner à la main une sensation nette lorsqu'elles butent contre un obstacle.
On les pousse doucement dans Turèthreparun mouvement lent et continu. Quand leur bec est arrêté, on les retire vers soi d'un centimètre environ, puis on les pousse en avant de nouveau, dans un autre point de la circonférence du canal. On recommence plusieurs fois la même manœuvre, mais avec la plus grande douceur, pour ne pas déchirer la muqueuse.
Nous ne ferons que signaler les moyens spéciaux employés pour diriger la bougie : 1" Tinjection d'huile dans le canal; 2^ le tube de Diicamp percé seulement au point correspondant à l'ouverture du conduit, déterminé d'avance avec la bougie à empreinte ; S*' le tube large ouvert de Béniqué avec son faisceau de fines bougies qu'on pousse successivement en avant; 4° l'endoscope.
Comme procédés exceptionnels decathétérisme, nous mentionnerons : 1" le cathétérisme à la suite dans lequel une bougie filiforme sert de guide à un instrument rigide à l'extrémité duquel elle est fixée solidement; 2'* le cathétérisme sur conducteur; 3*" la sonde invaginée à plan incliné de Mercier^ contre les fausses routes.
Art. t.lLVll. — Cathétéi'lilBie de l'«rè«lii*e «hes 1a fenuac.
bonnées anatomiques. — L'urèthre de la femme forme un eanalde30 millimètres environ de'longueur, légèrement oblique, en haut et en arrière et à concavité supérieure. Placé audessus de la paroi antérieure du vagin, il vient s'ouvrir à la vulve, au-dessous du clitoris, entre les petites lèvres, et à quelques millimètres au-dessus de la colonne antérieure du vagin. îl est très-facilement dilatable, et dans l'état normal^ ne présente par suite de sa direction presque rectiligne aucun obstacle au passage des instruments.
La sonde de femme est un tube métallique, présentant une légère courbure à son extrémité vésicale, percée de deux yeux latéraux. Sa longueur est de 15 centimètres environ.
A. Cathétérisme à découvert. — La malade est cou-
CATHETERISHE DE L URETHRE
chée sur le dos, le bassin légèrement élevé, les cuisses lléchies et écartées. L'opérateur se place à sa droite. Avec le pouce et l'index ou le médius gauches, il écarte les petites
Fu. m. — BasEJn de la femine, coupe médiane. lèvres et met à jour le méat urinaire. Tenant la sonde de la main droite, la concavité en haut, il l'introduit dans le canal, et abaissant légèrement le pavillon en même temps qu'il pousse l'instrument en avant, il franchit l'arcade pubienne et arrive bientôt dans la vessie.
B. Cathét;érîsme à couvert. — Même position de la malade. Le chiruipen placé à gauche introduit l'extrémité àe son index gauche dans le vagin et vient appliquer la pulpe de ce doigt contre la colonne antérieure du vagin. Tenant la main droite, la concavité en haut, il Tait glisser son extrémité sur la pulpe de l'index gauche. Le bec de l'instrument après quelques tâtonnements pénétre dans le méat, et la sonde est poussée dans la vessie.
Quand la direction du canal de l'urèthre se trouve modifiée par un déplacement de la matrice, on pratique le cathétérisme avec une sonde flexible qui peut s'adapter auK courbures du conduit.
oie
RCTH£C1SSEMENTS DE L URETURE
Art. ILmviU. —
•pénUiMM dUrisées ««Htre les ■ta de rarèthre
Exploration, — Avant d'entreprendre le liaitement^Ufaut, par l'exploration de Turèthre, conslalcr le siège,- la largeur, 1:1 longueur du rétrécisse nent, et la susceptibilité de la muqueuse urètlirale. L'exploration se pratique avec les bougies à boule, mais elle doit élré précédée d'une tentative de cathétérisme avec un catbéter métallique de gros calibre (n* 36 à 45 de Béniqué), pour s'assurer tout d'abord de Texistence d'un rétrécissement. On essaie d'abord de faire passer une bougie de moyen calibre, puis on se sert d'instruments de plus en plus petits, jusqu'à ce que la boule ait pu franchir le point rétréci. En retirant la bougie, on note avec précision le point où la boule est arrêtée de nouveau. eU'on acquiert par ce simple examen des notions précises sur le siège, l'étendue et la largeur de la coarctation.
Si aucune bougie à boule ne peut pénétrer dans le rétrécissement, on prend des bougies filiformes, coniques ou à olive. Avec de la patieui^^, et en courbant ou contournant en vrille l'extrémité des bougies, on parvient le plus souvent à franchir le point coarclé.
Trois grandes méthodes de traitement sont appliquées aux rétrécissements de l'urèthre.