I. — Sondes de gomme
l"" Sonde rectiligne. — Cette sonde poussée directement d'avant en arrière doit, à mesure qu'elle chemine, prendre la courbure de l'urètbre. Le mécanisme de son introduction est des plus simples. Le malade est couché ou debout, le chirurgien est
FiG. 239. — Mandrin de pl^cé à sa droite. De la main gauche, Voillemier. il relève la verge de façon à metire
la portion spongieuse du canal dans
le prolongement de l'axe de la région membraneuse. De
CATHÉTERISME DE L^URÊttittE
la main droite il introduit dans Turèthre la sonde préalablement huilée, et la pousse directement devant lui. Le bec de rinstrument suit la paroi inférieure du canal, franchit le collet du bulbe, et traverse les régions membraneuse et prostatique pour pénétrer dans la vessie. La sensation de frottement contre les parois de Turèthre est assez nette, mais la sensation de résistance audevant du bec de la sonde reste toujours très-obscure, et quand on la perçoit, souvent l'instrument s'est déjà replié dans le conduit.
Si en effet on l'abandonne à luimêméy on en voit une partie sortir aussitôt du canal, par suite du redressement résultant de son élasticité.
L'impossibilité d'imprimer à la sonde une direction déterminée fait que son bec vient buter contre le collet du bulbe, si le cul-de-sac est' profond, et contre la lèvre inférieure du col vésical pour peu qu'elle soit développée. Pour éviter ces obstacles on a modifié la consistance et la forme du bec de l'instrument.
La sonde droite, qui peut être incurvée à grande courbure, évite naturellement ces obstacles, à moins qu'ils ne soient très-développés ; parce que son bec suit la paroi supérieure du canal.
2** Sonde droite à olive . —Il est facile de donner à l'extrémité vésicale de l'instrument une direction telle que son bec suive toujours la paroi supérieure de
Rg. 240.
Sonde droite à oiive.
FiG.241.
Sonde droite
conique.
CATHETERI9MK DE L URETHRE
rurèthre, mais il faut pour cela que le col de Tolivesoit assez
résistant pour ne pas se ployer à angle droit contreje premier obstacle qu'il rencontre.
30 Sonde conique. — Elle ne présente pas les avantages de la précédente et doit être réservée pour les rétrécissements.
4"* Sonde à grande courbure. — Quand la sonde présente naturellement une grande courbure, et que sa consistance est suffisante pour qu'on n'ait pas besoin de mandrin, la manœuvre d'introduction est celle des instruments rigides de même forme. Si la courbure n'est pas ûxe, od se contente de la pousser directement vers la vessie.
5"" Sonde conique à courbure fixe et à olive. — Les sondes à grande courbure fixe et à prolongement conique flexible, terminé par une olive (fiaudemont) sont d'une introduction très-facile chez les vieillards.
ô"* Sonde coudée, bicoudée. — D en est de même de la sonde de gomme coudée ou bicoudée, dite sonde à béquille, dont le bec suit forcément la paroi supérieure de l'urèthre, pendant que la flexibilité de la longue portion lui permet de s'adapter constamment à la courbure du canal.