RESECTION DE LA HANCHE
2" Section du grand irochanter avec le couteau ou la scie selon l'âge du sujet, et de dedans en dehors ou de deJiors en dedans, suivant Vattitude quon peut donner au membre malade. — Quand l'incision cutanée et aponévrotique a étt'- faite, les lèvres de la plaie s'écartent et l'on voit briller le grand trochanter recouvert de lames aponévrotiques. Il faut alors tracer la voie à la scie, de manière ({u'elle ne blesse aucun organe. La direction de l'incision scmi - lunaire a cela de particulier que sa branche postérieure est dans la direction des faisceaux musculaires constitutifs du grand fessier et que sa branche antérieure répond à la direction des libres antérieures du moyen fessier ou à l'intervalle qui existe entre ce muscle et le fascia lata.
Par cela même, en poursuivant notre incision semi-lunaire dans la profondeur des tissus, nous ne couperons pas les faisceaux musculaires, nous les écarterons pour passer dans leur intervalle. Avec le bistouri, on pénètre donc dans la couche musculaire on plutôt entre les faisceaux musculaires, en suivant la direction extérieure, et au niveau de la partie moyenne de l'incision primitive, à 4 centimètres au-dessous du bord supérieur du trochanter, on incise le revêtement aponévrotique et le périoste du trochanter, de manière à faire la voie à la scie. On peut alors sectionn4ir le trochan ter de dehors en dedans et de bas en haut, avec une scie à amputation, en ayant soin de diriger le trait de manière
FiF. 158. — Hanche, face externe.
\, résection de la hanche incision d'Ollier pour la section tro^'lianté rienne.
438 RESECTIONS OSSEUSES
qu'il fasse avec l'axe du fémur un angle de 45°. On procède doucement, et dès que la scie est enfoncée de 35 à 40 millimètres on la retire en essayant de soulever le couvercle trochantérien et de faire éclater au besoin la lamelle qui l'unit encore au col du fémur. Gela fait, on relève le couvercle trochantérien avec tous les muscles qui s'y insèrent et l'on se trouve sur le col du fémur, dans les meilleures conditions pour aborder la tête.
Pour les enfants chez lesquels le trochanter est cartilagineux ou constitué par un tissu spongieux friable, on se sert d'un couteau ostéotome étroit, un peu courbe, à pointe mousse, qu'on introduit dans la cavité digitale en passant à travers la boutonnière faite au grand fessier. On le fait ressortir en avant, puis on coupe de dedans en dehors et de haut en bas.
Chez l'adulte, lorsque le fémur retenu par des adhérences ou par l'infiltration plastique des tissus périphériques, ne peut pas être ramenéfacilementdansl'adduction, on introduit une scie cultellaireen dedans du trochanter et l'on procède comme nous venons de le dire, pour la section avec le couteau.
3° Ouverture de la gaine pèriostèo-ca'psulaire ; dénudation du col, luxation de la tête. — Le couvercle trochantérien étant relevé avec une érigne, on le dégage sur les côtés et l'on incise alors le périoste qui recouvre la face supérieure du col, la capsule qui en est la continuation, jusqu'au bourrelet cotyloïdien. Il vaut mieux faire deux incisions latérales qu'une seule médiane ; on relève alors avec le trochanter le revêtement périostéo-capsulaire supérieur du col et de la tête, et la cavité articulaire est plus largement ouverte, A mesure qu'on avance, on se rend compte de l'état des parties osseuses ; on dénude alors le col plus ou moins bas en avant et en arrière, et on luxe la tête, sans s'occuper dans les cas pathologiques, du ligament rond, qui est toujours détruit ou facile à déchirer. On peut alors se rendre compte de l'état de la cavité, de la profondeur de l'altération, et on agit en conséquence.
4° Section de la tète ou du corps du fémur, ablation ou résection de la cavité cotyloïde^ ablation du couvercle trochantérien ou suture selon les cas. — La tête