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J. — OBLITÉRATION DES VOIES NATURELLES

Érigée en méthode par Nannoni, de Florence, cette opération, adoptée par Stœber, reprend aujourd'hui une certaine faveur. On peut recourir, soit à l'oblitération des points lacrymaux par la cautérisation actuelle ou galvanique, Boit à la cautérisation du sac lacrymal. Dans ce cas, l'emploi des caustiques, et en particulier de la pâte de Ganquoin paraît préférable à l'action de la chaleur.

L'opération se fait soit immédiatement après l'ouverture (lu sac, soit mieux, le lendemain, pour que l'écoulement sainguin ait cessé.

Un petit spéculum bivalve (Delgado) sert à préserver la conjonctive et les parties voisines. L'oblitération n'est pas toujours aussi complète qu'on se l'imagine; souvent les larmes reprennent leur cours normal.

ART. IV. - OPERATIONS QIT SE PRATIOIEXT SUR LA CORNEE LT LA SCLEROTRJIE.

Le tatouage et la trépanation de la cornée sont d'une utilité discutable. Nous ne les décrirons pas.

^ I. — l'ARACENTÈSK DE LA CHAMHRE ANTÉRIEURE

Le patient est couché sur un lit élevé, étroit, les paupières écartées; la pince à fixation est appliquée au point diamétralement opposé à l'emplacement de la ponction. Tenant la pince de la main gauche, l'opérateur prend de la main droite le couteau lancéolaire à arrêt de l'iridotomie. Il en applique la pointe sur la cornée, au niveau du limbe conjonctival, traverse cette membrane presque perpendiculai ■ rement, mais aussitôt que la lame pénètre dans la chambre antérieure, il porte le manche du couteau en arrière pour éviter de blesser l'iris, La pointe est dirigée vers le centre de la pupille. En retirant le couteau, lentement, sans secousses, l'humeur aqueuse s'écoule peu à peu. Pendant ce retrait, il importe que la pointe reste en contact avec la face postérieure de la cornée pour ménager la crL^talloïde. Si l'iris fait hernie, on le refoule dans la chambre antérieure avec un stylet mousse, au besoin on l'excise.

£• II. - SCLÉUtirOM IK

La sclérotomie se pratique soit avec un couteau lancéolaire large (Quaglino-Ahadie) soit avec le couteau étroit de Graefe (Werher).

a) L'œil fixé par la pince, l'opérateur enfonce dans le limbe scierai un large couteau lancéolaire, la pointe dirigée vers la cornée, puis il retire la lame très lentement, en appuyant son plat sur l'iris pour l'empêcher de s'engager dans la plaie. On obtient plus facilement ce résultat par l'emploi du couteau lancéolaire de Parenteau. Cet instrument présente dans toute la longueur de sa lame coupante, une encoche médiane, large de 1 1/2 à 2 millimètres et fait ainsi dans la sclérotique, deux incisions séparées par un pont qui s'oppose à la hernie de l'iris.

h) L'œil fixé, le chirurgien armé du couteau de Graefe, pratique la ponction et la contre-ponction dans le limbe scléro-cornéal-, comme pour l'iridectomie antiphlogistique, mais au lieu de sectionner la membrane, il laisse à la partie moyenne un petit pont de 2 millimètres de longueur. Le myosis artificiel produit par l'ésérine contribue à empêcher le prolapsus de l'iris.

§ I. — IRIDEGTOMIE

L'iridectomie se pratique pour ouvrir un passage aux rayons lumineux (iridectomie optique), ou pour diminuer la tension intra-oculaire dans certains états morbides de l'œil (iridectomie anti'phlogistique).

L'appareil instrumental comprend : des écarteurs des paupières, une pince à fixation, des couteaux lancéolaires droits ou coudés à lame étroite, des couteaux de Graefe, des pinces à iridectomie droites et courbes, des ciseaux courbes et des ciseaux coudés sur le plat, des pinces-ciseaux, un crochet, un stylet mousse, de fines éponges, etc.

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