EXCISION DES AMYGDALES
cadre et à crémaillère ; un bistouri boutonné ordinaire, de longueur suffisante, dont la plus grande partie de la lame est cachée par une bandelette de sparadrap ou de linge, enroulée jusqu'à son talon. Baudens emploie un bistouri long,
FiG, 238. — Bistouri de Baudens.
solide, à lame concave, et tranchante seulement près de son bouton terminal. Le bistouri de Ghassaignac se termine par une olive plus volumineuse et perpendiculaire àl'axe de la lame.
La langue abaissée, l'opérateur saisit l'amygdale avec la pince de Museux, tenue de la main gauche ou de la main droite, suivant qu'il opère sur le côté gauche ou sur lecôté droit. Les mors de la pince doivent être appliqués, l'inférieur le premier, pour bien saisir toute la glande. Si elle est enchatonnée, on l'attire en dedans pour la dégager d'entre les piliers.
Tenant le bistouri de la main droite ou de la main gauche, suivant qu'il opère à gauche ou à droite, l'opérateur glisse la lame, le tranchant en haut, sous la partie inférieure de l'amygdale. Il coupe la glande de bas en haut, par des mouvements de va-et-vient du bistouri, rasant les piliers sans les entamer, etrendu à l'extrémité supérieure de l'amygdale, il porte le tranchant de l'instrument en dedans pour éviter le voile du palais.
II — AVEC l'amygdalotome
Cet instrument imaginépari^aAnesïtoc/i se compose essentiellement d'une lunette métallique, dans laquelle marche un anneau tranchant. Il a subi de nombreuses modifications, portant tant sur la forme de la lunette que sur le mécanisme qui fait progresser la lame coupante. Aux instruments primitifs se manœuvrant avec les deux mains, on a substitué des amygdalotomes (Maisonneuve , Luer, Mathieu) qui n'exigent que l'emploi d'une seule main.
Celui de Mathieu est d'un usage très commode et facile à